L'ancienne Première ministre Aminata Mimi Touré a tenu à apporter des clarifications sur la genèse des projets de réformes institutionnelles actuellement en cours au Sénégal. Elle a affirmé que les avant-projets de loi ne sont pas le fruit d'une initiative isolée de l'exécutif, mais résultent d'un processus inclusif impliquant directement des figures clés du pouvoir législatif. Selon elle, le président de l'Assemblée nationale et le président du groupe parlementaire majoritaire ont été pleinement associés à travers le comité de relecture et les travaux techniques.
En citant explicitement El Malick Ndiaye et Ayib Daffé, Mimi Touré a insisté sur le fait que ces responsables ont été informés et impliqués dès le début, participant tant aux phases de dialogue qu'aux étapes de validation technique. Cette démarche de partage vise à garantir que les textes reflètent un consensus large avant leur présentation officielle. Elle rejette ainsi l'idée d'un travail effectué en vase clos, précisant que chaque étape a fait l'objet d'un partage d'informations avec les parties prenantes parlementaires.
Le chantier législatif repose sur quatre piliers fondamentaux destinés à consolider la démocratie sénégalaise : la révision de la Constitution, la création d’une Cour constitutionnelle en remplacement du Conseil constitutionnel, la réforme du Code électoral avec l'instauration d'une Commission électorale nationale indépendante (CENI), et enfin, la refonte du cadre juridique régissant les partis politiques. Ces réformes traduisent les engagements de campagne du président Bassirou Diomaye Faye en matière de transparence et de séparation des pouvoirs.
Les textes, déjà rendus publics pour consultation, suivront le circuit législatif classique : une présentation en Conseil des ministres avant leur transmission officielle à l'Assemblée nationale pour examen et vote. Aminata Mimi Touré exhorte désormais les citoyens et les acteurs des médias à examiner ces documents qu'elle qualifie de participatifs, afin de favoriser une appropriation nationale de ces changements structurels prévus pour la régulation du financement politique et la gestion des scrutins.
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