« Ce qui s’est passé à Thiès, je pense que cela n’a rien à voir avec un pouvoir qui vacille. Idrissa Seck a un pacte de fidélité avec les Thiessois et c’est une relation extrêmement forte qui dépasse même les contingences politiques. Et aujourd’hui, je ne pense pas que ce sont des moments comme cela qui doivent permettre à quiconque de dire que son pouvoir vacille à Thiès où Idrissa Seck est menacé », souligne Thierno Bocoum qui ne manque pas de se prononcer sur l’affaire Habré.
« Nous n’avons pas parlé du cas Habré. Personnellement, je pense qu’on doit faire attention. Hissène Habré quelque que soit Alpha, doit être jugé parce que le problème, c’est qu’on fasse de sorte que qu’il y ait un procès juste et équitable. Parce que s’il s’avère qu’il n’est pas coupable de tous les délits visés, il sera libéré. Que l’on soit vigilant parce qu’il y a beaucoup d’intérêts derrière. Le président du Tchad, Idriss Déby déclare un jour férié et félicite le président Sall, c’est très gauche de sa part. Il ne s’agit pas d’un règlement de comptes. Habré est un étranger qui a vécu longtemps au Sénégal, qui a bénéficié de l’hospitalité des Sénégalais. Je pense qu’on doit lui apporter beaucoup de respect dû à son rang » sur les colonnes du journal « L’Observateur » où il fustige, par ailleurs, le « manque de respect notoire vis-à-vis des députés » notamment du ministre de l’Economie et des Finances » qui « présente des décrets d’avances sans pour autant en parler aux « représentants du peuple qui doivent voter la loi des finances rectificative".
« Ce sont des choses qui ne doivent plus arriver. Il faut donner à l’Assemblée nationale sa véritable place qui est de contrôler le gouvernement. Aujourd'hui, aucune proposition de loi n'a été votée. Je peux même dire qu'aucune proposition n'a été soumise aux députés. Ce qui est extraordianaire», tranche le rewmiste qui était l'invité des étudiants de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis autour du thème: "l'éthique et la politique" classe par ailleurs "sans suite" les lois sur les cinq (5) ans du président de l'Assemblée nationale, le suffrage direct du vote des maires et la fameuse loi sur la peine de mort du fait selon lui que "l'initiative du député n'est pas respectée et cela pose problème".
Autres articles
-
Cessions d’immeubles de l’État : Elimane Pouye, Yaya Abdoul Kane et Abdou Karim Fofana devant les députés ce jeudi
-
Le Conseil constitutionnel : une occasion encore manquée de renforcer l’État de droit (Par Ibrahima Hamidou Deme)
-
Fortes pluies au Sénégal : Pastef suspend ses meetings jusqu’au 15 octobre 2026
-
Election au Secrétariat général de l’ONU: nouveau revers pour Macky Sall au straw poll
-
Réinsertion des jeunes vulnérables: «Le Fonds créé en mars 2024 doit servir de tremplin vers l'emploi» (Me Moussa Sarr)




Cessions d’immeubles de l’État : Elimane Pouye, Yaya Abdoul Kane et Abdou Karim Fofana devant les députés ce jeudi


