Dès les premières secondes de son discours, Keir Starmer met les choses au clair : il ne démissionnera pas, malgré les résultats désastreux des élections locales et les appels d’une partie de ses députés, rapporte notre correspondante à Londres, Émeline Vin.
« Je reconnais qu’il y a de la frustration, que les résultats sont difficiles », a concédé le Premier ministre. « J’en porte la responsabilité. Mais je porte aussi la responsabilité d’apporter le changement que nous avons promis au pays. »
En clair : il est plus risqué de changer de Premier ministre que de maintenir le cap. Mais il le reconnaît : quelque chose doit changer. « Pour certains Britanniques, les choses ne vont pas assez vite. Et pour être honnête, je pense qu’ils croient que nous nous en moquons. La leçon que j’en tire, c’est que je passe trop de temps à parler de ce que je fais, et pas assez à expliquer pourquoi », a déclaré Keir Starmer.
Keir Starmer plaide pour « réparer » la relation du Royaume-Uni avec l'Europe
Pour cette « réinitialisation » du mandat, le Premier ministre mise sur l’Europe, 10 ans après le référendum sur le Brexit. « Notre gouvernement se définit par la réparation de notre relation avec l’Europe. Pour nos jeunes, par exemple : je suis fier d’avoir relancé le programme [d’échange universitaire] Erasmus, mais je souhaite mettre en place un programme encore plus ambitieux, lors de nos futures négociations avec l’UE », a-t-il avancé.
Il a indiqué qu’il fixerait « un nouveau cap » pour son pays lors du prochain sommet entre l’UE et le Royaume-Uni attendu fin juin ou début juillet. Avant les élections locales, le gouvernement avait déjà indiqué préparer une législation destinée à permettre un « alignement dynamique » des normes britanniques, notamment alimentaires, sur celles de l’UE, au fur et à mesure de leur évolution, pour faciliter les échanges. Keir Starmer a déclaré que le Brexit avait appauvri et affaibli le Royaume-Uni, contrairement aux promesses de l’europhobe Nigel Farage. Il a aussi qualifié ce dernier de « profiteur » et d’« opportuniste ».
Le gouvernement devra certainement accorder des concessions à l’Union européenne. Mais Keir Starmer le martèle : il n’a pas le droit à l’erreur, au vu de la montée exponentielle de l’extrême droite. La réaction des députés – les seuls à même de démettre Keir Starmer – dans les heures et les jours qui viennent sera déterminante pour l’avenir politique du Premier ministre.
« Je reconnais qu’il y a de la frustration, que les résultats sont difficiles », a concédé le Premier ministre. « J’en porte la responsabilité. Mais je porte aussi la responsabilité d’apporter le changement que nous avons promis au pays. »
En clair : il est plus risqué de changer de Premier ministre que de maintenir le cap. Mais il le reconnaît : quelque chose doit changer. « Pour certains Britanniques, les choses ne vont pas assez vite. Et pour être honnête, je pense qu’ils croient que nous nous en moquons. La leçon que j’en tire, c’est que je passe trop de temps à parler de ce que je fais, et pas assez à expliquer pourquoi », a déclaré Keir Starmer.
Keir Starmer plaide pour « réparer » la relation du Royaume-Uni avec l'Europe
Pour cette « réinitialisation » du mandat, le Premier ministre mise sur l’Europe, 10 ans après le référendum sur le Brexit. « Notre gouvernement se définit par la réparation de notre relation avec l’Europe. Pour nos jeunes, par exemple : je suis fier d’avoir relancé le programme [d’échange universitaire] Erasmus, mais je souhaite mettre en place un programme encore plus ambitieux, lors de nos futures négociations avec l’UE », a-t-il avancé.
Il a indiqué qu’il fixerait « un nouveau cap » pour son pays lors du prochain sommet entre l’UE et le Royaume-Uni attendu fin juin ou début juillet. Avant les élections locales, le gouvernement avait déjà indiqué préparer une législation destinée à permettre un « alignement dynamique » des normes britanniques, notamment alimentaires, sur celles de l’UE, au fur et à mesure de leur évolution, pour faciliter les échanges. Keir Starmer a déclaré que le Brexit avait appauvri et affaibli le Royaume-Uni, contrairement aux promesses de l’europhobe Nigel Farage. Il a aussi qualifié ce dernier de « profiteur » et d’« opportuniste ».
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