Le parti au pouvoir souhaite modifier la Constitution afin de permettre au président rwandais Paul Kagame de biruger un troisième mandat. REUTERS/Tiksa Negeri
Coup sur coup, ce sont six avocats qui ont refusé de se saisir du dossier, affirme le Parti démocratique vert. Mercredi 8 juillet, alors que la formation d'opposition devait plaider pour la première fois sa cause à la Cour suprême, leur avocat leur a fait faux bond.
Jean-Claude Ntezimana, est le secrétaire exécutif du parti. « On l'a appelé par téléphone et il a dit qu'il n'allait pas venir, qu'il avait peur de défendre le parti d'opposition. Même avant, on avait rencontré cinq avocats. Ils ont accepté d'étudier notre plainte mais après ils ont dit qu'ils ne pouvaient pas défendre notre parti. »
Pour le Parti démocratique vert, l'article 101, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels est « intangible ». Et il compte bien le prouver en justice.
Si Jean-Claude Ntezimana, dit ne pas avoir de preuves de menaces ou de pressions à l'encontre de ces avocats, il assure que ces derniers craignent d'attaquer une réforme portée par le parti au pouvoir. « Certains ont dit qu'ils ont peur de s'opposer à l'Etat, disant que [cette réforme] est la volonté du gouvernement. D'autres disent qu'ils ne veulent pas s'opposer à des millions de Rwandais et il y en a un autre qui a dit qu'il ne veut pas salir son nom ».
Le Parti démocratique vert avait demandé à la Cour suprême six mois pour retrouver un avocat. Un délai jugé trop long par la haute juridiction qui a repoussé l'audience au 29 juillet prochain.
Jean-Claude Ntezimana, est le secrétaire exécutif du parti. « On l'a appelé par téléphone et il a dit qu'il n'allait pas venir, qu'il avait peur de défendre le parti d'opposition. Même avant, on avait rencontré cinq avocats. Ils ont accepté d'étudier notre plainte mais après ils ont dit qu'ils ne pouvaient pas défendre notre parti. »
Pour le Parti démocratique vert, l'article 101, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels est « intangible ». Et il compte bien le prouver en justice.
Si Jean-Claude Ntezimana, dit ne pas avoir de preuves de menaces ou de pressions à l'encontre de ces avocats, il assure que ces derniers craignent d'attaquer une réforme portée par le parti au pouvoir. « Certains ont dit qu'ils ont peur de s'opposer à l'Etat, disant que [cette réforme] est la volonté du gouvernement. D'autres disent qu'ils ne veulent pas s'opposer à des millions de Rwandais et il y en a un autre qui a dit qu'il ne veut pas salir son nom ».
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