La décision du chef de l’Etat de consulter le Conseil Constitutionnel sur son vœu de permettre aux Sénégalais de voter avec leur récépissé et leur ancienne carte d’identité est un acte responsable. C’est ce que pense Amadou Ba, la tête de liste départementale de BBY de Dakar qui faisait face aux étudiants des universités publiques et autres grandes écoles de formation pour une cession d’échanges sur la marche du pays, et notamment sur le Plan Sénégal Emergent (PSE).
Sa prise de position est motivée par le fait qu’il estime qu’ «il faut que l’on soit sérieux en toute circonstance ; un Sénégalais doit pouvoir voter ». Et ceci d’autant plus que le gouvernement a initié «une réforme importante» qui est la production de la carte d’identité biométrique, permettant du coup d’améliorer la sécurité.
Et cette réforme est sur la bonne voie car, fait savoir le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, «plus de 5 millions de cartes ont été produites avec un potentiel de 6 millions de cartes. Il faut reconnaitre qu’au niveau de la distribution, tout le monde n’a pas reçu sa carte».
Mais, s’offusque-t-il, «ce n’est pas une bonne chose que quelqu’un qui s’est régulièrement inscrit, qui a fait une demande qui est en cour d’étude, qui a son récépissé, que cette personne ne puisse pas aller voter».
C’est, dit-il, ce qui rend l’acte du chef de l’Etat plus pertinente puisqu’il permet aux garants de la Constitution que sont les juges du Conseil Constitutionnel, de se prononcer sur la légalité ou non de cette loi. La tête de liste de la coalition présidentielle à Dakar d’informer qu’il se pliera à la décision desdits juges.
Pour lui, «Aucune règle du jeu n’a été changée. Il s’agit d’une demande faite au Conseil Constitutionnel qui tranchera. Il n’y a aucun problème à ce niveau».
La rencontre de ce mercredi a été, selon lui, bénéfique car permettant d’établir un dialogue direct avec les étudiants appelés à prendre la relève.
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