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Seconde vague de Covid19 : « tant qu’il y a des cas en Europe, le Sénégal n’est pas à l’abri » (infectiologue)



Seconde vague de Covid19 : « tant qu’il y a des cas en Europe, le Sénégal n’est pas à l’abri » (infectiologue)
Dr Khardiata Diallo Mbaye, infectiologue au service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Fann de Dakar a attiré l’attention sur un éventuelle nouvelle vague de coronavirus. Selon elle, tant qu’il y a des cas en Europe, le Sénégal n’est pas à l’abri ».

« Je ne sais pas si on peut parler de seconde vague, mais je ne saurais dire si on saura tenir avec une nouvelle vague d’infections. Il faut créer les moyens, tous les hôpitaux ont repris leurs activités normales, le personnel qui étaient dédié aux Centres de Traitement des Épidémies a repris ses activités au sein des hôpitaux, il va falloir des remobiliser, et c’est tout un travail. Tous les services de réanimations sont fermés, à part celui de Fann. Les autres font leurs activités normales, et on a encore des cas graves. Là c’est vraiment inquiétant, ce ne sera pas évident du tout », a fait savoir l’infectiologue.

Elle a prévenu qu’une nouvelle vague sera lourde à supporter pour le pays. « Parce qu’on n’était pas préparé à subir une épidémie qui a duré un an, s’il y a une nouvelle vague, même si elle moins importante que la première, ce ne sera pas bon pour notre pays, économiquement et sur le plan sanitaire, ce sera une catastrophe, et on aura beaucoup plus de cas sévères ».

Selon elle, tant qu’il y a encore des cas en Europe, le Sénégal n’est pas à l’abri. « Il y a peut-être des personnes qui arrivent au Sénégal avec des tests trafiqués, on ne sait jamais, ce problème s’était posé en France, je crois qu’il faudrait corser davantage le dispositif de vérification au niveau des aéroports, afin de faire face à toute les éventualités », a dit Dr Diallo.

« Il faut que les gens reviennent aux mesures barrières, quitte à ce que l’Etat impose des amendes, il faut aussi prendre la communication que l’on a un peu laissé tomber. Dans les régions par exemple, on ne fait plus de test. Donc, il faut que l’on reprenne nos stratégies qui ont marché jusque-là, c’est-à-dire les mesures barrières associées à une bonne communication pour dire que le fléau est encore là et qu’il faut toujours faire montre de prudence », a-t-elle insisté dans L’Observateur.

Salif SAKHANOKHO

Mardi 1 Décembre 2020 - 11:06


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