La Chine manque cruellement de semi-conducteurs, notamment de pointe, un phénomène encore accentué par la pandémie de Covid-19 qui a perturbé les chaînes de production au niveau planétaire. Dans ce contexte, SMIC (Semiconductor Manufacturing International Corporation) a annoncé vendredi dans un communiqué qu'il allait investir 8,87 milliards de dollars (7,47 milliards d'euros) dans une nouvelle usine à Shanghai « qui produira chaque mois environ 100 000 wafers ("plaquettes") de 12 pouces ».
Ces puces ne font pas appel aux technologies les plus avancées. Mais elles sont utilisées dans la fabrication de composants qui se retrouvent dans un grand nombre de produits électroniques, de l'électroménager aux voitures autonomes.
Liens présumés avec l'armée chinoise
Fin 2020, l'administration de l'ex-président Donald Trump avait sanctionné SMIC en l'empêchant d'accéder aux technologies américaines. Washington avait invoqué des liens présumés avec l'armée chinoise, ce que le groupe dément fermement.
« L'interdiction par les États-Unis des exportations de technologies a eu un impact sur les programmes de développement de puces plus petites et plus avancées », a concédé le mois dernier le PDG de SMIC, Zhang Haijun, auprès du journal chinois officiel Global Times.
SMIC est au cœur de la stratégie de la Chine visant à améliorer l'autosuffisance technologique du pays. Le groupe avait déjà annoncé courant 2021 son intention de construire des usines de semi-conducteurs, plus modestes, dans la capitale Pékin et à Shenzhen au sud du pays.
Ces puces ne font pas appel aux technologies les plus avancées. Mais elles sont utilisées dans la fabrication de composants qui se retrouvent dans un grand nombre de produits électroniques, de l'électroménager aux voitures autonomes.
Liens présumés avec l'armée chinoise
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