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Sénégal: Alfred Bulakali plaide pour que l’accès à l’information soit un droit «légitime» et «pas contrainte»



La structure "Article 19" a organisé, mardi 09 juin, un atelier de validation des orientations stratégiques du Cadre de suivi et de veille sur la mise en œuvre du Droit d’accès à l’information au Sénégal (CSV –DAI). A cette occasion, Alfred Nkuru Bulakali, Directeur régional d'Article 19 pour le Sénégal et l'Afrique de l'Ouest a plaidé pour que «l’information publique (soit) accessible», rappelant qu’elle est un «légitime» pour les populations.

«Nous voulons un Sénégal où chaque demande d’information est considérée non comme une contrainte, mais comme l’expression légitime d’un droit citoyen. Le succès de la mise en œuvre du droit d’accès à l’information dépendra de notre capacité à travailler ensemble, à dépasser nos différences et à unir nos expertises au service de l’intérêt général», a dit le Directeur.

Alfred Nkuru Bulakali a aussi rappelé que «l’accès à l’information contribue à renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens, à améliorer la qualité de l’action publique et à consolider la crédibilité démocratique de l’État».

Cette prise de position intervient alors que le Sénégal a adopté une loi relative à l’accès à l’information, le 25 août 2025. Pour Alfred Bulakali, si cette loi «constitue sans aucun doute l’une des avancées démocratiques les plus significatives de ces dernières années au Sénégal» plusieurs défis persistent.

Droit d'accès à l'information au Sénégal : une effectivité entravée par des blocages

 «Aujourd’hui, près de 7 mois an après son adoption, plusieurs défis demeurent : l'absence de certains mécanismes institutionnels prévus pour garantir la mise à disposition de l’information, le retard dans la mise en place des structures de mise en œuvre, la faible appropriation du texte par les citoyens et parfois même par les administrations concernées», a-t-il énuméré.

En poursuivant, il a soutenu que cette situation ne doit pas «décourager», mais plutôt «renforcer (la) détermination collective», justifiant ainsi les raisons de la création du CSV –DAI. 

«Nous sommes réunis pour formaliser notre cadre de gouvernance, adopter les documents réglementaires qui guideront son fonctionnement, définir nos priorités stratégiques et construire ensemble une feuille de route opérationnelle capable d’accompagner efficacement la mise en œuvre de la loi. Nous avons également la responsabilité de renforcer les outils de sensibilisation et de plaidoyer afin que chaque citoyenne et chaque citoyen puisse connaître ce droit, le comprendre et l’exercer», a-t-il conclu.

Pour rappel, l’organisation "Article 19", qui œuvre pour la liberté d’expression et l’accès à l’information, avec le soutien technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a déjà mobilisé le «budget total de 11.086.420 FCFA», dans le cadre de son projet dénommé «Appui au plaidoyer pour l’amélioration du cadre légal et administratif relatif à l’accès à l’information au Sénégal».


Charles KOSSONOU

Mardi 9 Juin 2026 - 18:54


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