Je ne comprends vraiment pas la logique de garde à vue et de comparution des journalistes du Quotidien et de l’Observateur. Il y a certes quelques erreurs. Mohamed Gueye aurait du biffer certaines informations telles que la filiation de Thione Seck, son numéro de cellulaire, les noms des gendarmes qui ont questionné le prévenu, etc. Mais le problème ne réside t-il pas ailleurs ?
Dans tous les pays du monde, la presse se débrouille pour avoir les procès verbaux dressés par les OPJ dans les « grands dossiers ». Qu’est-ce qui est donc exceptionnel ici ? Où est la faute commise par les journalistes de l’Obs dans la publication de la composition des éléments de l’armée devant se rendre en Arabie Saoudite ou au Yemen (on ne sait toujours pas)? Les insurgés yéménites craignent-ils à ce point nos soldats ? Soyons sérieux un peu. Lâchons ces journalistes et interrogeons-nous plutôt sur ces forces de défense et de sécurité qui filent ces informations à la presse. Il ne faut pas prendre le problème à l’envers.
Par ailleurs, la presse a eu tout le loisir de publier les PV dans l’affaire opposant Karim Wade à la CREI. Pourquoi la justice ne s’est-elle jamais émue de cela ? Aucun journaliste n’a été convoqué pour cela. Est-ce parce que cela arrangeait ceux qui faisaient « fuiter » ces informations ? SVP, pas de 2 poids 2 mesures. La presse de notre pays n’est certes pas parfaite – comme aucune presse d’ailleurs - mais il ne faut pas en profiter pour vouloir l’intimider. C’est un des piliers forts de notre démocratie. Je pense qu’il est donc plus pertinent de l’accompagner, de la « capaciter » et de l’aider à se débarrasser de ses « brouteurs » que de vouloir l’embastiller.
Par Abdou Khadre LO
Dans tous les pays du monde, la presse se débrouille pour avoir les procès verbaux dressés par les OPJ dans les « grands dossiers ». Qu’est-ce qui est donc exceptionnel ici ? Où est la faute commise par les journalistes de l’Obs dans la publication de la composition des éléments de l’armée devant se rendre en Arabie Saoudite ou au Yemen (on ne sait toujours pas)? Les insurgés yéménites craignent-ils à ce point nos soldats ? Soyons sérieux un peu. Lâchons ces journalistes et interrogeons-nous plutôt sur ces forces de défense et de sécurité qui filent ces informations à la presse. Il ne faut pas prendre le problème à l’envers.
Par ailleurs, la presse a eu tout le loisir de publier les PV dans l’affaire opposant Karim Wade à la CREI. Pourquoi la justice ne s’est-elle jamais émue de cela ? Aucun journaliste n’a été convoqué pour cela. Est-ce parce que cela arrangeait ceux qui faisaient « fuiter » ces informations ? SVP, pas de 2 poids 2 mesures. La presse de notre pays n’est certes pas parfaite – comme aucune presse d’ailleurs - mais il ne faut pas en profiter pour vouloir l’intimider. C’est un des piliers forts de notre démocratie. Je pense qu’il est donc plus pertinent de l’accompagner, de la « capaciter » et de l’aider à se débarrasser de ses « brouteurs » que de vouloir l’embastiller.
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