Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)

Sénégal : Mamadou Sy Albert écarte l’idée d’une dissolution de l’Assemblée nationale



Le politologue Mamadou Sy Albert estime qu’il n’existe actuellement aucun blocage institutionnel au Sénégal et déconseille au président de la République de recourir à une dissolution de l’Assemblée nationale. Selon lui, une telle décision pourrait entraîner un risque politique plus important que les difficultés institutionnelles évoquées.
 
Intervenant sur les ondes d’iRadio, Mamadou Sy Albert a rappelé que les institutions sénégalaises continuent de fonctionner normalement. Il souligne que l’Assemblée nationale tient ses sessions, dispose d’une majorité parlementaire et assure ses fonctions législatives, tandis que le président de la République exerce le pouvoir exécutif avec son gouvernement. « Il n’y a pas de blocage institutionnel. L’Assemblée, elle existe. C’est une institution, c’est un pouvoir législatif qui a une majorité, qui fonctionne », a-t-il déclaré.
 
Pour le politologue, la configuration actuelle, marquée par une majorité parlementaire qui n’est plus celle du président de la République, ne constitue pas pour autant une situation de blocage. Il appelle plutôt l’exécutif à composer avec le Parlement dans le respect des prérogatives de chaque institution. « Le Premier ministre et son gouvernement doivent travailler avec l’Assemblée dans le respect des fonctions et des compétences du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif », a-t-il soutenu.
 
Mamadou Sy Albert rejette ainsi l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale. À ses yeux, cette option ne permettrait pas nécessairement de résoudre les difficultés politiques actuelles et pourrait même exposer le pouvoir à un risque plus important. « Il n’y a pas une raison pour eux aujourd’hui de dissoudre l’Assemblée. Si le Président maintenant décide de dissoudre l’Assemblée, le risque politique est plus grave. Il est pire que ce que les gens appellent un blocage institutionnel », a-t-il affirmé.
 
Le politologue met notamment en avant le rapport de forces politique actuel. Il estime que la majorité parlementaire reste du côté de Pastef et s’interroge sur la capacité du chef de l’État et de son parti à remporter une éventuelle nouvelle élection législative. « À l’état actuel, est-ce que le Président peut gagner une élection ? La popularité du Président est au bas, au plus bas de l’échelle », a-t-il questionné.
 
Selon lui, le chef de l’État doit donc privilégier le travail institutionnel et la collaboration entre l’exécutif et le législatif plutôt que de prendre le risque d’une dissolution dont l’issue électorale serait incertaine.


Samedi 8 Août 2026 - 19:05


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter