L’opposition sénégalaise risque de se tomber dans son propre piège. Initialement prévues en juin 2019, après deux reports (1er décembre 2019, mars 2020), les élections locales qui devraient avoir lieu au plus tard le 28 mars 2021, pourraient connaitre un énième report.
Sortie déçue de la présidentielle du 24 février 2019, l’opposition a exigé l’audit du fichier électoral au dialogue politique, une condition sine qua non pour participer aux prochaines joutes électorales. Cette exigence est en phase d’être résolue, puisque les acteurs ont eu un accord pour le recrutement d’experts indépendants pour l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral.
« C’est là où se situe le piège. En réalité, la date exacte des prochaines élections locales dépend de l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral », a rappelé un expert électoral à L’Observateur, ajoutant que les acteurs politique sont sur le point de finaliser leur rapport pour le remettre au chef de l’Etat. Et ce n’est qu’après que l’audit pourra démarrer.
D’après les informations de L’Obs, l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral par les experts indépendants va prendre 120 jours, soit 4 mois. « Aujourd’hui, nous sommes à 7 mois de la date prévue pour l’organisation des élections locales. Si on prend quatre mois pour l’audit et l’évaluation, il va rester trois mois pour aller aux élections locales. Alors que le protocole de la Cedeao rappelle qu’aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir à 6 mois du scrutin », a expliqué l’expert.
Après l’audit du fichier électoral, a poursuivi l’expert, « il faut faire impérativement une révision exceptionnelle et la durée est déterminée par un décret. Même si c’est une semaine, il est techniquement impossible de tenir les élections locales à date échue. Car, il faut terminer les inscriptions pour les primo-votants. Ensuite, il faut sortir une première liste et ouvrir une période des recours de 5 jours pour obtenir la réponse du juge. Donc, il faut au minimum un mois et 15 jours pour terminer la révision exceptionnelle », a-t-il fait comprendre.
Sortie déçue de la présidentielle du 24 février 2019, l’opposition a exigé l’audit du fichier électoral au dialogue politique, une condition sine qua non pour participer aux prochaines joutes électorales. Cette exigence est en phase d’être résolue, puisque les acteurs ont eu un accord pour le recrutement d’experts indépendants pour l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral.
« C’est là où se situe le piège. En réalité, la date exacte des prochaines élections locales dépend de l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral », a rappelé un expert électoral à L’Observateur, ajoutant que les acteurs politique sont sur le point de finaliser leur rapport pour le remettre au chef de l’Etat. Et ce n’est qu’après que l’audit pourra démarrer.
D’après les informations de L’Obs, l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral par les experts indépendants va prendre 120 jours, soit 4 mois. « Aujourd’hui, nous sommes à 7 mois de la date prévue pour l’organisation des élections locales. Si on prend quatre mois pour l’audit et l’évaluation, il va rester trois mois pour aller aux élections locales. Alors que le protocole de la Cedeao rappelle qu’aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir à 6 mois du scrutin », a expliqué l’expert.
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