D'après Sima Mattia, président de Maloa, une association de propriétaires fonciers, joint par téléphone, tout aurait commencé dimanche 8 décembre. La police a d'abord arrêté des propriétaires qui refusaient de vendre leurs terrains à Socfin, un groupe détenu en partie par le Français Bolloré. Lundi, une foule proteste devant le siège de la chefferie Malen ; la police ouvre le feu et arrête une soixantaine de manifestants. Trois blessés se trouveraient dans un état critique, dont un homme touché par balle au cou.
Version contestée
Une version contestée par le commandant de la police de Pujehun, Nathaniel Brewa. Sur le site d'information sierra-léonais Politico, il reconnait que ses hommes ont tiré, mais en l'air. Quant au président de Socfin, Luc Boedt, joint par RFI, il assure que la manifestation n'était pas l'œuvre de Malen et qu'elle ne portait pas sur le projet de plantation de son groupe.
Depuis 2011, Socfin détient 6 500 hectares de palmiers à huile dans le Pujehun. L'entreprise souhaite en ajouter 5 000 pour un investissement de 100 millions de dollars. Socfin paie les propriétaires environ 12 dollars par hectare. Une somme insuffisante selon certains Malens.
Source : Rfi.fr
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