La capitale somalienne, Mogadiscio est toujours sous tension après les violences de dimanche entre partisans de l’opposition et forces somaliennes. C’est la décision du président somalien Farmajo de prolonger de deux ans son mandat qui a mis le feu aux poudres. Décryptage avec Gérard Prunier, historien spécialiste de la Corne de l'Afrique.
Le président Farmajo a fait voter par la chambre basse du Parlement, le 12 avril, une loi lui permettant de se maintenir. Il est de plus en plus isolé et n’a plus d’appui que dans son propre clan selon Gérard Prunier, historien et spécialiste de la Corne de l’Afrique, joint par Edmond Sadaka, du service Afrique.
« En Somalie, étant donné la structure de la société, tout dépend à quel clan vous appartenez. Or, vis-à-vis de son propre clan, c’est-à-dire les Marehan, (Mohamed Abdullahi Farmajo) est un homme très bien, très juste, puisqu’il donne du travail, de l’argent aux Marehan. Pour le reste, il a réussi à faire l’unanimité contre lui. Et on n’avait pas connu cela depuis les derniers jours de la dictature de Siad Barre, au début des années 1990.
Il a réussi à dresser contre lui tous les principaux clans du sud somalien, les Hawiyé et même les Majeerteen, qui sont sur la marge nord. Il a un soutien, mais ce soutien c’est comme l’accord de soutien de la corde du pendu, c’est le soutien des Érythréens.
Le président Farmajo a fait voter par la chambre basse du Parlement, le 12 avril, une loi lui permettant de se maintenir. Il est de plus en plus isolé et n’a plus d’appui que dans son propre clan selon Gérard Prunier, historien et spécialiste de la Corne de l’Afrique, joint par Edmond Sadaka, du service Afrique.
« En Somalie, étant donné la structure de la société, tout dépend à quel clan vous appartenez. Or, vis-à-vis de son propre clan, c’est-à-dire les Marehan, (Mohamed Abdullahi Farmajo) est un homme très bien, très juste, puisqu’il donne du travail, de l’argent aux Marehan. Pour le reste, il a réussi à faire l’unanimité contre lui. Et on n’avait pas connu cela depuis les derniers jours de la dictature de Siad Barre, au début des années 1990.
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