Le marché Inchi devrait être un des points névralgiques de l’économie à Garowe. Barbe teinte en orange et lunettes de soleil, Adan Mohamed Ali, le responsable du site, fait grise mine.
« Une grande partie du cheptel est mort de faim, de soif ou de maladie, nous explique-t-il. Notre vie dépend du bétail. On l’exporte vers les pays arabes, on mange sa viande et on boit son lait. Je n’ai jamais vu une telle sécheresse. Et comme dehors il n’y a plus rien à manger, j'ai même vu pour la première fois, des familles leur donner de la nourriture humaine ».
Les meilleures années, une chèvre peut se vendre 200 dollars. On en est loin. En janvier le prix s’élevait à 60 dollars. Aujourd’hui, il est même descendu 30 dollars. Wasame Kilue, négociant raconte : « Plus elles sont grasses, plus elles valent cher. Mais là regardez, elles sont maigres. Pour le vendeur, la marge est faible. On ne peut plus mettre d’argent de côté. On dépense le peu de profit qu’on a fait ».
Les chèvres vendues passent entre les couteaux du boucher. Depuis que sa famille lutte pour sa survie, Abdoukader Ahmad vend les siennes une par une. « J’avais 370 chèvres que je vendais par lot de 3 ou 4. Mais il ne m’en reste que 20. Je dois tout rationner. Quand le bétail meurt, c’est comme si nous on mourrait aussi. C’est une situation critique ».
Plus de 60% des Somaliens vivent du bétail. Or la taille des troupeaux a baissé de 30 à 60% dans la plupart des régions.
« Une grande partie du cheptel est mort de faim, de soif ou de maladie, nous explique-t-il. Notre vie dépend du bétail. On l’exporte vers les pays arabes, on mange sa viande et on boit son lait. Je n’ai jamais vu une telle sécheresse. Et comme dehors il n’y a plus rien à manger, j'ai même vu pour la première fois, des familles leur donner de la nourriture humaine ».
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