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Le président américain a affirmé ce jeudi 22 janvier qu'une « armada » navale américaine était en route pour le golfe Persique, maintenant la pression sur Téhéran, alors que la perspective d'une intervention militaire semblait s'être éloignée. Donald

Le président américain a affirmé ce jeudi 22 janvier qu'une « armada » navale américaine était en route pour le golfe Persique, maintenant la pression sur Téhéran, alors que la perspective d'une intervention militaire semblait s'être éloignée. Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de frapper l'Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation, mais il avait semblé revenir sur cette menace après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.



Une opération de frappes aériennes américaines contre l'Iran est-elle imminente ? La question reste en suspens. Mais les pièces du puzzle la rendant possible semblent se mettre en place.

Un groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions Abraham Lincoln, avec ses navires de guerre et au moins un sous-marin armé de missiles de croisière, doit prochainement arriver au Moyen-Orient. La base aérienne américaine en Jordanie aurait également reçu des renforts : l'arrivée de systèmes de défense sol air est notamment évoquée.

L'annonce du président américain sur l'envoi d'une « armada » dans la région du golfe Persique a en tout cas provoqué des réactions, notamment du chef de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, en charge du programme balistique de l’Iran. Il a déclaré que Donald Trump parlait beaucoup, mais qu’il devait être certain que l’Iran répondra à ses menaces sur le champ de la bataille, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

De son côté, le chef des Gardiens de la révolution a déclaré avoir « le doigt sur la gâchette. Les Américains disent qu’ils veulent parler avec nous. C’est la meilleure option pour eux, mais cette fois-ci, on ne sera pas berné par les négociations ». Une allusion aux négociations en début d’année : alors que Téhéran et Washington négociaient sur le dossier nucléaire, Israël a lancé une attaque contre l’Iran avant d’être rejoint par les États-Unis qui ont détruit les bases nucléaires du pays.

Une attaque avortée le 14 ou 15 janvier ?
Des responsables indiquent, de manière anonyme, qu'une attaque américaine contre l'Iran était bien programmée les 14 ou 15 janvier derniers, mais qu'elle a été avortée à la demande express de puissances régionales, en particulier d'Israël, qui a fait savoir à Washington que ses forces n'étaient pas encore prêtes à agir si le pouvoir iranien venait à s'effondrer.

Un dernier argument plaide en faveur d'une possible intervention américaine : le volte-face à Davos du président Donald Trump concernant le Groenland a pu être perçu comme une petite victoire européenne. De quoi froisser l'orgueil du président Trump : il est possible qu'il soit donc à la recherche d'un nouveau coup d'éclat.

RFI

Samedi 24 Janvier 2026 - 10:42


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