Le nom du président nigérian, Bola Tinubu, est cité pour prendre la tête de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Cédéao. Il est arrivé ici à Bissau avec une très forte délégation, rapporte notre envoyé spécial, Serge Daniel.
Ses pairs et lui vont étudier plusieurs dossiers, par exemple les inquiétudes de plusieurs pays de la sous-région après l’annonce du retrait du Mali de la Minusma. « Il y a un risque d’aggravation de l’insécurité dans le Sahel et nous devons prendre des mesures », peut-on lire dans un document de la 63ème session de l’institution sous-régionale. Des ONG insistent, de leur côté, sur le sort de nombreux civils déplacés et réfugiés.
Autre sujet qui sera débattu ce dimanche ici : la situation des juntes au pouvoir au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Ce sont des cailloux dans la chaussure de l’institution sous-régionale, explique un diplomate. Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, ont été suspendus des organes décisionnels de la Cédéao, après les prises de pouvoir par des militaires respectivement en 2020, 2021 et 2022. Ils ont demandé, en vain, le 10 février la levée de leur suspension de la Cédéao et de l'Union africaine (UA). Le Mali et la Guinée avaient en outre été soumis à d'autres sanctions, en partie levées l'an dernier à Accra.
Dans ces trois pays, des chronogrammes pour l'organisation de scrutins ont déjà été fixés par la Cédéao et par les autorités de transition. Les chefs d'Etat ouest-africains devront donc juger des avancées réelles vers l'organisation de ces élections. Au Mali, même si le scrutin référendaire s’est tenu, la Cédéao attend impatiemment la suite. La transition guinéenne tâtonne, constate avec amertume un délégué à la rencontre. Au Burkina Faso, l’insécurité gagne du terrain malgré les efforts consentis, commente un autre interlocuteur.
Ses pairs et lui vont étudier plusieurs dossiers, par exemple les inquiétudes de plusieurs pays de la sous-région après l’annonce du retrait du Mali de la Minusma. « Il y a un risque d’aggravation de l’insécurité dans le Sahel et nous devons prendre des mesures », peut-on lire dans un document de la 63ème session de l’institution sous-régionale. Des ONG insistent, de leur côté, sur le sort de nombreux civils déplacés et réfugiés.
Autre sujet qui sera débattu ce dimanche ici : la situation des juntes au pouvoir au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Ce sont des cailloux dans la chaussure de l’institution sous-régionale, explique un diplomate. Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, ont été suspendus des organes décisionnels de la Cédéao, après les prises de pouvoir par des militaires respectivement en 2020, 2021 et 2022. Ils ont demandé, en vain, le 10 février la levée de leur suspension de la Cédéao et de l'Union africaine (UA). Le Mali et la Guinée avaient en outre été soumis à d'autres sanctions, en partie levées l'an dernier à Accra.
Dans ces trois pays, des chronogrammes pour l'organisation de scrutins ont déjà été fixés par la Cédéao et par les autorités de transition. Les chefs d'Etat ouest-africains devront donc juger des avancées réelles vers l'organisation de ces élections. Au Mali, même si le scrutin référendaire s’est tenu, la Cédéao attend impatiemment la suite. La transition guinéenne tâtonne, constate avec amertume un délégué à la rencontre. Au Burkina Faso, l’insécurité gagne du terrain malgré les efforts consentis, commente un autre interlocuteur.
Autres articles
-
Burkina Faso: les révélations de RSF sur le sort réservé au journaliste Atiana Serge Oulon
-
IA au Kenya: derrière les entreprises de sous-traitance, l'essor d'une nouvelle classe ouvrière
-
Rwanda: Aimable Karasira, youtubeur critique des autorités, meurt le jour de sa sortie de prison
-
Est de la RDC: une situation humanitaire «très préoccupante» dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, décrit le CICR
-
Afrique du Sud : la justice rouvre la porte à une éventuelle procédure de destitution du président Ramaphosa





Burkina Faso: les révélations de RSF sur le sort réservé au journaliste Atiana Serge Oulon


