Le chef rebelle sud-soudanais Riek Machar devait arriver samedi par avion à Juba, depuis l'Ethiopie, pour participer à un gouvernement de transition. Mais il a affirmé n'avoir pas reçu du gouvernement du président Salva Kiir l'autorisation d'atterrir.
M. Machar a ainsi manqué la date limite fixée par la communauté internationale pour son retour dans la capitale du Soudan du Sud où il doit prendre ses fonctions de vice-président en vertu d'un accord de paix signé par les deux camps en août 2015.
Selon l'envoyé spécial américain au Soudan du Sud Donald Booth, les retards répétés suscitent des interrogations sur l'engagement des deux parties à respecter l'accord.
C'est la "troisième fois cette semaine que le projet de retour de Machar a été contrecarré par l'une ou l'autre des parties", a souligné le le diplomate, à Washington, ajoutant que le chef rebelle est responsable de l'échec des deux premières tentatives avec des exigences de dernière minute pour un renforcement des forces de sécurité et des armes lourdes supplémentaires autour de lui".
Mais Donald Booth a expliqué que samedi, "c'est le gouvernement qui a fermé l'aéroport".
"La mise en oeuvre de l'accord de paix requiert la formation d'un gouvernement de transition et ceci requiert le retour de Riek Machar à Juba", a-t-il relevé.
M. Booth a prévenu que le Conseil de sécurité des Nations unies devait se réunir mardi pour discuter de cette crise et que les deux parties pourraient être visées par de nouvelles sanctions internationales.
Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011, est plongé dans la guerre civile en décembre 2013 suite à des dissensions politico-ethniques alimentées par la rivalité Kiir-Machar.
Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 2,3 millions de déplacés.
Source: BBC Afrique
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