Au Soudan du Sud, après l'arrestation du vice-président Riek Machar, mercredi 26 mars, par les forces de sécurité du président Salva Kiir, les appels au maintien de l'accord de paix se multiplient. Samedi 29 mars, le cardinal Stephen Ameyu, archevêque du Soudan du Sud, s'est exprimé au nom de la Conférence des évêques du Soudan et du Soudan du Sud.
Le cardinal Stephen Ameyu a rappelé les mots du pape François, lors de sa visite à Juba, en février 2023. Le souverain pontife avait alors imploré les leaders du pays à mettre un terme aux conflits et à faire la paix. Mais avec la forte détérioration de la situation sécuritaire ces dernières semaines et une tension politique à son comble à Juba, le cardinal a sonné l'alarme face au risque que le Soudan du Sud « tombe dans une immense violence qui détruira le pays ».
« Les affrontements qui ont eu lieu entre les forces de l'armée gouvernementale et les forces de l'opposition, les arrestations de dirigeants politiques, y compris celle du vice-président Riek Machar, les déplacements croissants de civils, notamment des femmes et des enfants, témoignent d'un échec tragique d'une paix dont nous avions tous espoir et pour laquelle nous avons longtemps prié », a déclaré Stephen Ameyu.
« Nous appelons une fois encore le président Salva Kiir, et tous les dirigeants politiques signataires de l'accord de paix, y compris le gouvernement d'unité nationale, à honorer leur obligation sacrée à l'égard du peuple du Soudan du Sud de résister à toute tentation de revenir aux armes. En tant que bergers de l'Église, nous restons prêts à offrir une médiation permettant le dialogue, à être la voix des sans-voix et à marcher main dans la main avec tous ceux qui cherchent une paix véritable », a ajouté le cardinal.
Le cardinal Stephen Ameyu a rappelé les mots du pape François, lors de sa visite à Juba, en février 2023. Le souverain pontife avait alors imploré les leaders du pays à mettre un terme aux conflits et à faire la paix. Mais avec la forte détérioration de la situation sécuritaire ces dernières semaines et une tension politique à son comble à Juba, le cardinal a sonné l'alarme face au risque que le Soudan du Sud « tombe dans une immense violence qui détruira le pays ».
« Les affrontements qui ont eu lieu entre les forces de l'armée gouvernementale et les forces de l'opposition, les arrestations de dirigeants politiques, y compris celle du vice-président Riek Machar, les déplacements croissants de civils, notamment des femmes et des enfants, témoignent d'un échec tragique d'une paix dont nous avions tous espoir et pour laquelle nous avons longtemps prié », a déclaré Stephen Ameyu.
« Nous appelons une fois encore le président Salva Kiir, et tous les dirigeants politiques signataires de l'accord de paix, y compris le gouvernement d'unité nationale, à honorer leur obligation sacrée à l'égard du peuple du Soudan du Sud de résister à toute tentation de revenir aux armes. En tant que bergers de l'Église, nous restons prêts à offrir une médiation permettant le dialogue, à être la voix des sans-voix et à marcher main dans la main avec tous ceux qui cherchent une paix véritable », a ajouté le cardinal.
Autres articles
-
IA au Kenya: derrière les entreprises de sous-traitance, l'essor d'une nouvelle classe ouvrière
-
Rwanda: Aimable Karasira, youtubeur critique des autorités, meurt le jour de sa sortie de prison
-
Est de la RDC: une situation humanitaire «très préoccupante» dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, décrit le CICR
-
Afrique du Sud : la justice rouvre la porte à une éventuelle procédure de destitution du président Ramaphosa
-
Interpol: l’Afrique en première ligne face au trafic de faux médicaments





IA au Kenya: derrière les entreprises de sous-traitance, l'essor d'une nouvelle classe ouvrière


