Ce lundi encore, les affrontements n’ont pas cessé à Khartoum et à travers le pays. Tirs d’artillerie, d’armes lourdes et frappes aériennes sont désormais le quotidien des habitants de Khartoum, rapporte notre envoyé spécial à Khartoum, Eliott Brachet. La ville est en état de siège, assiégée par ses propres forces armées, ses propres généraux qui siégeaient encore, il y a peu, dans les palais en flammes du cœur de la ville.
La situation humanitaire est catastrophique. Deux hôpitaux ont été évacués après avoir été criblés de balles et touchés par des roquettes. Tout vient à manquer : l’eau, la nourriture et l’électricité est coupée. Mais les deux armées s’entêtent et ignorent les multiples appels à la désescalade.
Selon plusieurs témoins, les forces régulières ont envoyé de nombreux renforts à Khartoum, ce lundi soir. Il est toujours impossible de savoir quelle force contrôle quoi dans la capitale.
Le général al-Burhan a ordonné, ce lundi, la dissolution des Forces de soutien rapide, désormais considérées comme une rébellion armée. Pour sa part, le général Hemedti, s’exprimant en anglais sur Twitter, a appelé la communauté internationale à le soutenir contre son rival qu’il décrit comme un « islamiste radical qui bombarde les civils depuis les airs. »
« Dans le centre de la ville, de nombreuses personnes sont encore bloqués dans des bâtiments proches du quartier général de l’armée ou du palais présidentiel. Depuis le premier jour certains sont bloqués dans des banques, des écoles. Les blessés ne peuvent pas atteindre les hôpitaux. Nous sommes des civils coincés au fond d’une tranchée. Partout, le Soudanais traversent des conditions terribles ».
La situation humanitaire est catastrophique. Deux hôpitaux ont été évacués après avoir été criblés de balles et touchés par des roquettes. Tout vient à manquer : l’eau, la nourriture et l’électricité est coupée. Mais les deux armées s’entêtent et ignorent les multiples appels à la désescalade.
Selon plusieurs témoins, les forces régulières ont envoyé de nombreux renforts à Khartoum, ce lundi soir. Il est toujours impossible de savoir quelle force contrôle quoi dans la capitale.
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