Au cinquième jour des combats, les échanges de tirs et les détonations n’ont pas cessé. Toute la nuit, la ville a tremblé. À 18 heures mardi soir, l’heure convenue pour le début de la trêve, les affrontements avaient encore lieu aux quatre coins de la capitale.
Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir violé le cessez-le-feu. Ni Al-Burhan, ni Hemedti ne semblent respecter les engagements qu’ils prennent vis-à-vis des chancelleries internationales, qui n’ont de cesse d’appeler à la désescalade. Ce mercredi matin, d’importantes frappes ont lieu dans le centre-ville, autour du palais présidentiel et du commandement des forces armées. Un immense panache de fumée obscurcit Khartoum.
Une situation hors de contrôle
Les civils, eux, n’ont pas trouvé le sommeil. L’objectif de la trêve qui n’a pas eu lieu était de leur permettre d’évacuer les zones de guerre, faire des provisions, transporter les blessés dans les hôpitaux ou enterrer dignement leurs morts, car des cadavres jonchent les rues de la ville.
Des petits groupes de personnes ce matin se dirigent vers le sud de Khartoum avec quelques affaires emportées à la hâte dans des sacs plastiques. Contrairement aux dires de l’armée ces derniers jours, ce sont plutôt les Forces de soutien rapide restées loyales (FSR) du général Hemedti qui occupent et contrôlent de larges pans de la capitale. Dans les quartiers résidentiels, les miliciens ont procédé à des arrestations, des pillages et des exactions contre les civils. La situation semble hors de tout contrôle.
Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir violé le cessez-le-feu. Ni Al-Burhan, ni Hemedti ne semblent respecter les engagements qu’ils prennent vis-à-vis des chancelleries internationales, qui n’ont de cesse d’appeler à la désescalade. Ce mercredi matin, d’importantes frappes ont lieu dans le centre-ville, autour du palais présidentiel et du commandement des forces armées. Un immense panache de fumée obscurcit Khartoum.
Une situation hors de contrôle
Les civils, eux, n’ont pas trouvé le sommeil. L’objectif de la trêve qui n’a pas eu lieu était de leur permettre d’évacuer les zones de guerre, faire des provisions, transporter les blessés dans les hôpitaux ou enterrer dignement leurs morts, car des cadavres jonchent les rues de la ville.
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