Le Premier ministre a annoncé, ce mercredi 4 mars 2026, une réforme structurelle majeure visant à « transformer le secteur agricole sénégalais en un moteur industriel souverain ». Après deux campagnes (2024-2026) soutenues par des « subventions record de 250 milliards FCFA », le gouvernement s'attelle à la finalisation d'une nouvelle politique agricole et agro-industrielle alignée sur l'Agenda Sénégal 2050. Ce nouveau référentiel, attendu pour le 30 avril 2026, doit « impérativement » intégrer une stratégie de résorption des pertes post-récoltes, qui atteignent actuellement des niveaux de « 30 % à 40 % »
Malgré des récoltes globalement satisfaisantes grâce à une pluviométrie favorable et à la digitalisation de la gestion des intrants, le Chef du gouvernement estime qu'une rupture est nécessaire. La nouvelle feuille de route doit dépasser la simple production pour embrasser la transformation industrielle. Sous la coordination du ministère de l'Agriculture, un attelage interministériel impliquant l'Industrie, l'Économie et les Finances travaille sur une note d'orientation visant à accélérer la modernisation des systèmes agroalimentaires et à renforcer la gouvernance des filières.
L'un des points les plus critiques soulevés concerne les filières oignon et pomme de terre, « victimes d'un manque criant d'infrastructures adaptées ». Pour stopper le « gaspillage de la production nationale », selon le communiqué du Conseil des ministres ce jour, le Premier ministre a instruit le Ministre du Commerce de soumettre en urgence une Stratégie d'absorption des besoins de stockage. Ce plan s'articulera autour de huit pôles territoires répartis stratégiquement dans le pays, afin d'offrir aux producteurs des capacités de conservation modernes et de stabiliser les prix sur le marché national tout au long de l'année.
Cette nouvelle impulsion s'inscrit dans le respect de la loi d'orientation agrosylvopastorale. Elle vise à transformer l'effort budgétaire de l'État en une souveraineté alimentaire réelle et durable. En s'attaquant simultanément à la modernisation des outils de production et à la logistique post-agricole, le gouvernement entend sécuriser les revenus des paysans et réduire la dépendance du Sénégal vis-à-vis des importations alimentaires, tout en stimulant le tissu industriel local.
Malgré des récoltes globalement satisfaisantes grâce à une pluviométrie favorable et à la digitalisation de la gestion des intrants, le Chef du gouvernement estime qu'une rupture est nécessaire. La nouvelle feuille de route doit dépasser la simple production pour embrasser la transformation industrielle. Sous la coordination du ministère de l'Agriculture, un attelage interministériel impliquant l'Industrie, l'Économie et les Finances travaille sur une note d'orientation visant à accélérer la modernisation des systèmes agroalimentaires et à renforcer la gouvernance des filières.
L'un des points les plus critiques soulevés concerne les filières oignon et pomme de terre, « victimes d'un manque criant d'infrastructures adaptées ». Pour stopper le « gaspillage de la production nationale », selon le communiqué du Conseil des ministres ce jour, le Premier ministre a instruit le Ministre du Commerce de soumettre en urgence une Stratégie d'absorption des besoins de stockage. Ce plan s'articulera autour de huit pôles territoires répartis stratégiquement dans le pays, afin d'offrir aux producteurs des capacités de conservation modernes et de stabiliser les prix sur le marché national tout au long de l'année.
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