Au Tchad, le médiateur de la République Saleh Kebzabo appelle au calme alors que la tension reste vive dans le Tibesti. Il y a une semaine, des combats ont éclaté entre les éléments du comité d’auto défense de la zone aurifère de Miski et la Brigade nationale de contrôle des activités minières. Chaque camp accuse l’autre d’avoir violé les accords de paix signés l’an dernier dans cette région en conflit depuis près de dix ans autour de la répartition des revenus miniers.
Le médiateur de la République exhorte les acteurs à faire preuve de « retenue » et rappelle que la paix repose sur le respect des engagements pris. C’est en effet sous l’égide de Saleh Kebzabo qu’ont été signés les accords de paix du 20 avril 2025, qui prévoyaient notamment un cessez-le-feu, l’intégration de combattants dans l’armée et l’annulation des permis miniers en cours. Des accords que les parties au conflit s’accusent mutuellement d’avoir violés.
À la suite des affrontements du mercredi 14 octobre, qui ont coûté la vie à au moins deux officiers tchadiens, le comité d’autodéfense accuse l’armée d’avoir tué sept civils dans une frappe de drones et de se livrer à des « pillages », selon les termes de son porte-parole, Ahamat Molikni.
Le comité réclame le départ de la Brigade nationale de contrôle des activités minières et de son commandant, qu’il accuse d’instaurer des taxes illégales au profit d’une société privée, alors que les activités minières devraient être suspendues selon l’accord de paix.
Dans son dernier communiqué, l’état-major tchadien accusait en retour le comité d’avoir violé l’accord en attaquant cette brigade minière. Il avait également appelé ses membres à déposer immédiatement les armes, sous peine d'être considérés comme des rebelles.
Le gouvernement tchadien, quant à lui, ne s’est toujours pas exprimé.
Le médiateur de la République exhorte les acteurs à faire preuve de « retenue » et rappelle que la paix repose sur le respect des engagements pris. C’est en effet sous l’égide de Saleh Kebzabo qu’ont été signés les accords de paix du 20 avril 2025, qui prévoyaient notamment un cessez-le-feu, l’intégration de combattants dans l’armée et l’annulation des permis miniers en cours. Des accords que les parties au conflit s’accusent mutuellement d’avoir violés.
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