Le nombre de victimes identifiées suite aux procès d’Hissène Habré se monte à 7 400. Le tribunal leur a alloué 20 millions de francs CFA chacune, soit 30 000 euros.
Assane Dioma Ndiaye est l’un des avocats de ces victimes. Il s‘inquiète de l’inaction de l’Union africaine et des États chargés de gérer le fonds d’indemnisation : « Jusqu’à ce jour, l’Union africaine n’arrive pas à faire fonctionner ce fonds. Les pays membres du comité de pilotage qui s’étaient battus pour la tenue de ce procès semblent également se désengager. Donc aujourd’hui, c’est un véritable cri du cœur des victimes que nous répercutons en espérant qu’on ira très vite vers au moins une avance d’indemnisation pour ces milliers de victimes, et qui continuent à disparaître malheureusement. »
Si la condamnation d’Hissène Habré à la prison à perpétuité a été une première étape pour les victimes, les associations de défense des droits de l’homme estiment que les compensations financières sont essentielles pour se reconstruire, notamment pour se soigner.
« Les versements des dommages et intérêts aux victimes sont essentiels, estime Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International au Sénégal. Ces dommages ont été accordés par le tribunal. Tant qu’ils n’auront pas reçu leur indemnisation, on ne peut pas dire que justice a été faite. »
Avec cet appel, associations de défense des droits de l’homme et avocats des victimes d’Hissène Habré espèrent mettre les acteurs politiques face à leur responsabilité.
Assane Dioma Ndiaye est l’un des avocats de ces victimes. Il s‘inquiète de l’inaction de l’Union africaine et des États chargés de gérer le fonds d’indemnisation : « Jusqu’à ce jour, l’Union africaine n’arrive pas à faire fonctionner ce fonds. Les pays membres du comité de pilotage qui s’étaient battus pour la tenue de ce procès semblent également se désengager. Donc aujourd’hui, c’est un véritable cri du cœur des victimes que nous répercutons en espérant qu’on ira très vite vers au moins une avance d’indemnisation pour ces milliers de victimes, et qui continuent à disparaître malheureusement. »
Si la condamnation d’Hissène Habré à la prison à perpétuité a été une première étape pour les victimes, les associations de défense des droits de l’homme estiment que les compensations financières sont essentielles pour se reconstruire, notamment pour se soigner.
« Les versements des dommages et intérêts aux victimes sont essentiels, estime Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International au Sénégal. Ces dommages ont été accordés par le tribunal. Tant qu’ils n’auront pas reçu leur indemnisation, on ne peut pas dire que justice a été faite. »
Avec cet appel, associations de défense des droits de l’homme et avocats des victimes d’Hissène Habré espèrent mettre les acteurs politiques face à leur responsabilité.
Autres articles
-
RDC: au procès du général Philémon Yav Irung, l’accusation et la défense s’affrontent sur la preuve clé
-
Gabon: les autorités suspendent les réseaux sociaux jusqu'à nouvel ordre
-
Lutte contre le trafic de drogues : L’OCS détruit plus de 43 tonnes de produits illicites à Dio-Gare
-
Nigeria: une centaine de militaires américains sont arrivés dans le nord-est du pays
-
Est de la RDC: un mois après le départ de l'AFC/M23, l'activité économique reprend timidement à Uvira





RDC: au procès du général Philémon Yav Irung, l’accusation et la défense s’affrontent sur la preuve clé


