Une partie de l'histoire des Saos se trouve peut-être sous les pieds des habitants de Gassi, un quartier de la capitale tchadienne. Les archéologues ont authentifié des bijoux, des urnes funéraires et des ossements humains, enfouis à près de trois mètres de profondeur.
« Dans cette fosse-là, nous avons un crâne. Au fond, on a le fond d'une jarre. On voit plein de morceaux de céramique, en fait. En dehors de ça, on a des couches ou des gros morceaux de charbon, qui peuvent nous aider à faire des datations », explique Djimet Guemona, doctorant en archéologie à l'université de Toulouse.
Des ossements ont été prélevés pour pouvoir dater cette découverte. Mais pour Clisson Nangkara, archéologue tchadien présent sur le site, c'est à coup sûr un ancien lieu d'habitation sao.
« La principale caractéristique des sites saos, c'est que sur chaque butte sao, on trouve des milliers et des milliers de tessons de poterie, nous confie-t-il. La deuxième caractéristique, ce sont les urnes funéraires. Dans cette zone, généralement quand on trouve de telles sépultures, on (les) attribue aux Saos. »
Prochaine étape pour les archéologues : obtenir la suspension des travaux de la basilique pour réaliser une étude approfondie du site.
« Dans cette fosse-là, nous avons un crâne. Au fond, on a le fond d'une jarre. On voit plein de morceaux de céramique, en fait. En dehors de ça, on a des couches ou des gros morceaux de charbon, qui peuvent nous aider à faire des datations », explique Djimet Guemona, doctorant en archéologie à l'université de Toulouse.
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