Environ 270 familles, soit près de 1 300 personnes ont trouvé refuge dans le gymnase du quartier d’Ampefiloha. Une rescapée, en haillons, explique que c’est le chef du district qui est venu chercher sa famille : « J’habite dans une maison en sachets plastiques dans un bidonville. Il y a eu une inondation », raconte-t-elle. Du geste, elle montre qu’elle avait de l’eau jusque sous la poitrine. Elle est lessiveuse, mais la boue l’a mise au chômage technique. « S’il n’y a pas de travail, explique-t-elle, toute notre famille se retrouve dans la galère. Il n’y a plus assez d’argent pour se nourrir. »
Au gymnase, elle a pu trouver un abri en dur et un soutien psychologique. Plusieurs tonnes de vivres et de produits d’hygiène ont été distribuées et un médecin passe chaque jour. Mais Bodosoa Rasolonjatovo, chef du service de prise en charge des personnes vulnérables au ministère de la Population, raconte cependant que la promiscuité engendre des problèmes : « Il y a des délinquants qui essaient de profiter des jeunes filles, affirme-t-elle. On a fait de la prévention sur les violences et surtout on a essayé de protéger les filles des risques de viols dans le site d’hébergement. »
Il est prévu que les sinistrés soient pris en charge pendant encore une semaine.
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