Le 31 mai, une pluie de bombes tombe sur les montagnes de la province de Bari, dans le nord du Puntland. Les drones américains tentent d’éliminer Abdulqadir Mumin, le chef de l’État islamique enSomalie. La frappe est un échec.
Avec seulement 500 combattants, l’État islamique (EI) ne représente pas une menace majeure en Somalie, explique International Crisis group, à l'origine de l'étude (lien en anglais). Mais c’est au-delà des frontières que son influence grandit.
Depuis 2020, l’EI en Somalie coordonne les franchises sous-régionales du groupe, notamment celles de République démocratique du Congo et du Mozambique. La branche somalienne recrute large : Kényans, Tanzaniens, Éthiopiens font partie de ses rangs. En novembre dernier, les autorités du Puntland ont arrêté quatre Marocains, soupçonnés d’être des combattants.
Mais la réussite de l’EI en Somalie est surtout financière. Le groupe a sécurisé des rentrées d’argent, en extorquant notamment les commerçants du port de Bosasso ou en exportant l’or de la région de Bari.
Selon les autorités américaines, l’EI en Somalie aurait ainsi amassé 6 millions de dollars en 2022. D’après les Nations-Unies, cette branche a même envoyé des fonds aux autres filiales du groupe terroriste dans le monde, jusqu’en Afghanistan.
Avec seulement 500 combattants, l’État islamique (EI) ne représente pas une menace majeure en Somalie, explique International Crisis group, à l'origine de l'étude (lien en anglais). Mais c’est au-delà des frontières que son influence grandit.
Depuis 2020, l’EI en Somalie coordonne les franchises sous-régionales du groupe, notamment celles de République démocratique du Congo et du Mozambique. La branche somalienne recrute large : Kényans, Tanzaniens, Éthiopiens font partie de ses rangs. En novembre dernier, les autorités du Puntland ont arrêté quatre Marocains, soupçonnés d’être des combattants.
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