Les autorités togolaises ont fait libérer 45 personnes dans le cadre du dialogue politique ouvert lundi à Lomé entre le pouvoir et l'opposition.
"Le président togolais a décidé d'accorder une grâce présidentielle à 45 des 92 personnes détenues dans les prisons du pays, à la suite de leur participation aux manifestations", a déclaré Daniel Osei, le porte-parole de la délégation ghanéenne chargée de faciliter le dialogue politique au Togo.
"La justice togolaise examinera la situation des autres détenus cas par cas", a-t-il ajouté.
Les ex-détenus avaient été arrêtés lors des manifestations antigouvernementales organisées durant les six derniers mois au Togo. Une dizaine de personnes ont été tuées lors de ces manifestations.
La libération des détenus était l'une des conditions de l'opposition pour participer au dialogue politique.
Le premier jour des débats a été largement dominé par les "mesures d'apaisement" exigées par l'opposition.
Le dialogue a commencé en présence du président ghanéen Nana Akufo-Addo, facilitateur dans la crise togolaise.
Selon le chef de la délégation ghanéenne, le "retour à la Constitution de 1992" exigé par l'opposition sera examiné après l'étape des mesures d'apaisement.
La Constitution de 1992 limitait le nombre de mandats présidentiels à deux.
Le pouvoir et l'opposition ont aussi accepté de suspendre les manifestations jusqu'à la fin du dialogue.
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