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Traitement Covid-19 Sénégal: Et si l’Artemisia était le principal espoir ?

Il a été démontré que l’Artemisia soigne le palu aussi efficacement que la chloroquine. Si la chloroquine soigne le coronavirus, l’Artemisia aussi. Alors, pourquoi ne pas utiliser au Sénégal l’Artemisia, une plante aux multiples bienfaits ?



Traitement Covid-19 Sénégal: Et si l’Artemisia était le principal espoir ?
L’Artemisia, plante aux airs de fougère issue de la pharmacopée traditionnelle chinoise, connaît un succès grandissant sur le continent malgré la polémique qui l’entoure. En cinq ans à peine, plusieurs Maisons de l’Artemisia se sont créées dans 18 pays d’Afrique dont le Sénégal. L’association, qui promeut l’utilisation de la plante, indique sur son site internet que « l’Artemisia Annua ou Afra soigne et prévient le paludisme ». Ses vertus son connues par tous les Africains. En effet, cette plante cultivée notamment au Sénégal, à Thiès plus précisément, est présentée par ses adeptes comme une solution miracle au paludisme en Afrique.

La Maison de l’Artemisia et sa communauté de soutiens scientifiques ont d’ailleurs souhaité rassurer l’Académie Nationale de Médecine sur le sérieux de leur démarche scientifique. « Comme les Académiciens de médecine l’ont signalé avec justesse, l’OMS constate que la stratégie actuelle contre le paludisme a atteint un plafond, et ne permet plus de faire reculer ce fléau qui demeure la maladie la plus meurtrière du monde. Si les moustiquaires et les traitements à base d’ACT ont fort heureusement toujours une efficacité contre le paludisme, il est urgent de trouver des stratégies complémentaires, de refuser de se résigner au statu quo d’une maladie qui tue chaque année près de 500.000 personnes, et de contrer l’afflux très important de médicaments falsifiés en Afrique. Notre association, la Maison de l’Artemisia, s’est fixée pour mission d’accélérer la recherche pour déterminer scientifiquement si la tisane d’Artemisia permet de guérir le paludisme, et sous quelles conditions. Cette thérapeutique locale et peu onéreuse sera une réponse parfaite aux difficultés d’accès aux traitements en Afrique, dès lors que son efficacité sera définitivement démontrée. Mais les malades africains n’ont pas le luxe d’attendre et recourent déjà massivement à la tisane d’Artemisia », soutient tout ce monde.

La Maison de l’Artemisia dit intervenir aussi pour diffuser auprès des agriculteurs locaux les meilleures pratiques pour cultiver et commercialiser la plante selon une charte et un label communs de qualité. A en croire ses dirigeants, plusieurs études cliniques et expérimentations auraient déjà démontré l’efficacité de cette plante, ou a minima son potentiel prometteur. Les deux espèces d’Artemisia étudiées (Artemisia Afra et Artemisia Annua) contiendraient au moins 17 principes actifs efficaces contre le paludisme, au-delà même de l’Artémisinine qui est aujourd’hui la base des traitements et avait fait l’objet d’un prix Nobel de médecine en 2015.

Prix Nobel de médecine en 2015…
L’Artemisia n’est ni une monothérapie à l’artémisinine, ni un ACT, mais bien une polythérapie », informe encore le site de la Maison de l’Artemisia. Selon elle, une étude menée en RDC indique que l’espèce qui pousse en Afrique, l’Artemisia Afra, a aussi un effet thérapeutique bien qu’elle ne contienne pas d’Artemisinine. Chaque jour des professeurs, infectiologues, chimistes, agronomes, en France, aux Etats-Unis et bien sûr en Afrique engagent de nouvelles recherches. Lucile Cornet-Vernet, fondatrice de la Maison de l’Artemisia, écrit ceci : « Nous, Maison de l’Artemisia, appelons l’ensemble de la communauté médicale et scientifique, des pays du Nord et des pays du Sud, à mener d’urgence toutes les recherches qui permettront d’établir si la tisane d’Artemisia est bien efficace contre le paludisme, sur le fondement d’études cliniques irréprochables. Toutes les deux minutes, un enfant meurt du paludisme. Si un espoir crédible existe de lutter contre cette maladie, à faible coût et accessible partout en Afrique, nous ne pouvons plus perdre une seconde. »

La Maison de l’Artemisia est une association à but non lucratif, qui vise à étudier l’Artemisia, plante traditionnelle de la médecine chinoise présentant des propriétés en matière de lutte contre le paludisme, à l’usage exclusif des populations de pays en développement ne disposant pas d’alternative. Présente dans près de 20 pays en Afrique, elle intervient aussi pour organiser un réseau de cultures et de distribution labélisé, à but non lucratif, géré par les populations locales.

L’Artemisia, utilisée en Chine pour lutter contre la Covid-19…
Dans un communiqué de presse daté du 30 mars 2020, la Maison de l’Artemisia a révélé que l’Artemisia annua (Qing Hao), plante médicinale, a été largement utilisée en Chine pour combattre le Covid-19. Elle martèle que la plante a été administrée selon le protocole officiel de la Médecine Traditionnelle Chinoise, uniquement dans les cas d’atteintes pulmonaires modérées à sévères, en association avec un traitement conventionnel. Une étude de l’OMS indiquait, selon la Maison de l’Artemisia, que la plante avait été efficace en traitement complémentaire pendant l’épidémie de SRAS de 2003. Nature Plants, une revue scientifique britannique, publie mi-mars 2020 un plaidoyer pour l’usage des plantes médicinales, dont l’Artemisia annua, en 1ère ligne de défense contre le Covid-19 : « Dans une situation d’urgence comme l’épidémie de COVID-19, alors que les médicaments ordinaires mettent du temps à passer les essais cliniques, les médicaments à base de plantes et les produits naturels facilement disponibles et dont l’innocuité est prouvée peuvent permettre de gagner du temps en tant que première ligne de défense » écrit-elle.

La Maison de l’Artemisia appelle les autorités sanitaires à lancer d’urgence un grand essai clinique
Lucile Cornet-Vernet, fondatrice de la Maison de l’Artemisia, se le demande : « Comment les systèmes de santé les plus fragiles pourraient-ils s’en sortir quand nous Européens n’arrivons même pas à avoir suffisamment de masques ou de respirateurs artificiels ? La situation en Afrique est encore plus préoccupante que la nôtre. L’Artemisia annua, qui pousse en Afrique, est une opportunité historique pour aider les populations les plus fragiles. C’est à nous, Pays du Nord, de faire cette étude, maintenant que nous avons les cas cliniques et toutes les infrastructures nécessaires pour permettre demain aux populations les plus fragiles du Sud de disposer d’un traitement accessible. »

Il est sans doute arrivé le moment d’essayer la médecine traditionnelle africaine qui a toujours été un remède pour des maladies inguérissables par les occidentaux (hémorroïdes, maladies des gênes... et même pour un déboitement ou une cassure d’os). Faut-il toujours que nous, Africains, comptions aveuglément sur les occidentaux ? Secouons-nous et croyons à nos valeurs et notre élite. Cette plante, l’artemisia, a fait ses preuves contre malaria. Hélas, l’OMS refuse de l’adopter pour sans doute préserver les intérêts de lobbies pharmaceutiques…

Le Témoin

AYOBA FAYE

Jeudi 7 Mai 2020 - 10:13


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