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Une fillette décède des suites des ``traditionnelles` mutilations génitales



Une fillette décède des suites des ``traditionnelles` mutilations génitales
Deeqa Dahir Nuur avait la vie devant elle. Malheureusement, la fillette vient de perdre la vie suite à des complications après une opération. Cette dernière, fréquente dans son pays, la Somalie, a pour but de mutiler le sexe des femmes avant même leur adolescence afin de préserver leur chasteté jusqu’au mariage. Une pratique barbare qui, en plus de laisser des séquelles à vie, peut conduire à la mort.
Selon nos confrères du Guardian, qui rapporte les faits, Deeqa Dahir Nuur, une fillette de 10 ans, aurait subi des mutilations génitales le 14 juillet dernier dans son village natal de Olol en Somalie. Bien qu’interdite par la loi, la pratique de l’excision demeure très ancrée dans le pays où selon l’Unicef, 98% des femmes seraient victimes de ce rituel traditionnel. En effet, les mutilations génitales y sont considérées comme un rituel de passage pour la femme qui, par ce biais, deviendrait "pure". Certains hommes refusent même de se marier à une femme qui n’aurait pas été excisée puisque l'opération est également un moyen pour eux de contrôler la sexualité de leur femme.
 
L’excision relève dans la majorité des cas en l’ablation totale ou partielle des organes génitaux féminins extérieurs comme le clitoris et les lèvres. Outre les souffrances terribles que cela fait endurer aux femmes, ces mutilations les privent généralement de plaisir sexuel pour le restant de leurs jours. Ainsi, les hommes, rassurés, estiment que leur femme, en souffrance lors des rapports, leur seront forcément fidèles.
 
Dans le cas de Deeqa, la personne en charge du rituel a semble-t-il coupé une veine lors de l’opération. Pendant deux jours, la petite fille s’est vidée de son sang. Quand ses parents ont enfin pris la décision de l’emmener à l’hôpital, estimant qu’ils ne pouvaient plus contrôler l’hémorragie par eux-mêmes, il était déjà trop tard. La petite fille n’a malheureusement pas survécu à ses blessures.
 
Avant le décès de leur enfant, les parents de Deeqa n’avaient jamais été informés du caractère dangereux de l’excision. En effet, il existe peu de cas confirmés de décès des suites de complications après des mutilations génitales… Sans doute du fait que dans les villages reculés, les familles font rarement appel à l’aide de professionnels et, bien que non condamnable par la loi, la pratique étant illégale, il reste préférable de se terrer dans le silence.
 
Selon une récente enquête menée par l’Unicef, 200 millions de filles et de femmes sont victimes de mutilations génitales dans le monde. Si la pratique est particulièrement présente en Afrique, cette dernière a également couramment lieu dans 29 pays, principalement situés au Moyen-Orient, Asie et Amérique du Sud. Sur le continent africain, chaque année, 3 millions de fillettes subissent cette opération innommable, certaines étant à peine âgées de 40 jours…
 
Insupportable !
 
AfriqueFemme.
 

Aminata Diouf

Dimanche 29 Juillet 2018 - 12:51



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