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Verdict de la CEDEAO: les avocats de l’Etat et de Karim s’expliquent



Le candidat recalé à la présidentielle du 24 février dernier par le Conseil constitutionnel, Karim Mëissa Wade, a été débouté par la Cour de justice de la Communauté Économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ce lundi matin à Abuja au Nigéria. Ses avocats et ceux de l’Etat s’expliquent. 

Me Moussa Felix Sow, avocat de l’Etat dans cette affaire revient sur le fondement de ladite décision : «La Cour a estimé que d’abord, les textes du code électoral sénégalais ne sont pas contraires à la Constitution, elle considère aussi qu’elle n’a pas pu constater en quoi l’Etat du Sénégal a empêché Karim Meissa Wade de recourir devant l’ambassade du Sénégal au Koweit après que les juridictions sénégalaises se soient déclarées incompétentes. Elle a également constaté que les cas d’illégitimité ne concerne pas seulement Karim Wade et que ces dispositions étaient élaborées pour tout sénégalais qui se trouve dans ces conditions ». 

Fort de tout cela, souligne la robe noire : « la Cour a exprimé que les demandes de Karim Mëissa Wade sont mal fondées et ils (les juges, ndlr) l’ont purement et simplement débouté. Le droit a été appliqué tout simplement, je pense que c’est une excellente décision qui permet de clarifier les choses». Donc, ajoute-t-il: « Aucun droit de l’homme n’a été violé, c’est ce que vient de dire la Cour ». 

Du côté des avocats du demandeur, Karim Wade, ils estiment que cette décision est "caduque", parce que disent-ils, «la présidentielle, c’est bien derrière nous». 

Me Demba Siré Bathily d’expliquer : «Il faut savoir, d’abord, cette procédure n’avait plus aucun "intérêt" dans la mesure où elle était liée à l’organisation de l’élection qui s’est passée dans les conditions que vous savez. Ensuite, ce qu’il faut savoir c’est que cette procédure sera toujours pendante puisse que la question n’est pas définitivement réglée », soutient-il. 

«Ce qui est important, poursuit l’avocat, c’est de dire à l’Etat du Sénégal : qu’est-ce qu’il attend pour s’acquitter de la décision du groupe de travail sur la défense arbitraire de Karim Wade qui demande qu’il le répare sur la décision du comité de droit de l’homme». 

A l’en croire, cette décision de la Cour de la CEDEAO de débouter Wade fils rendue après plus d’une semaine de la présidentielle (dimanche 24 février) ne présente pour eux, «aucun intérêt puisse l’élection est déjà passée». 

«En tout état de cause, lance Me Bathily, il y a des procédures qui sont pendantes et dans un futur très proche, vous sauvez que Karim Wade n’a jamais perdu de procédures devant l’Etat du Sénégal, car ses droits sont bien articulés ».  

Aminata Diouf

Lundi 4 Mars 2019 - 16:34



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