Lundi soir nous vous révélions l'impasse dans les négociations entre l'Etat et le Conseil d'administration provisoire de l'Etat. Aujourd'hui nous vous livrons les minutes du clash entre le ministre de l'Education et le président du Conseil d'administration des établissements Yavuz Sélim. Ou plutôt le moment où Madiambal Diagne s'est levé pour sermonner Serigne Mbaye Thiam. Quand ce dernier, accompagné de son Directeur de cabinet, d'un représentant du ministre de l'Intérieur, d'un conseiller du chef de l'Etat a affirmé que l'Etat avait décidé finalement que la seule solution de sortie de crise était le placement sous administration provisoire desdits établissements, le Pca Madiambal Diagne s'est levé subitement pour lui dire ses vérités... et de quelle manière.
"Nous sommes surpris et étonnés. Les magistrats qui sont autour de cette table savent que ce que vous proposez est illégal. Nos partenaires français avaient accepté de céder leurs parts à des Sénégalais connus du milieu, à savoir Moustapha Guirassy de l'IAM et Moustapha Sène qui a un centre de formation. Le reste du capital devait être cédé au personnel et nous vous avons envoyé le schéma retenu ce week-end. Lorsque nous venions ici, nous croyions que c'était pour acter cette proposition. Mais vous nous montrez que vous agissez avec un pistolet sous la tempe. La vérité est que Erdogan (président de la Turquie) a refusé de valider ce que nous avions retenu. Donc, nous n'avons plus rien à dire", lance-t-il à la figure du ministre.
M. Diagne signifiera ensuite au ministre que l'Etat serait responsable du sort des 517 employés du groupe Yavuz Selim, des 3000 boursiers et des 3000 écoliers, avant de claquer la porte de la salle, rapporte Libération.
"Nous sommes surpris et étonnés. Les magistrats qui sont autour de cette table savent que ce que vous proposez est illégal. Nos partenaires français avaient accepté de céder leurs parts à des Sénégalais connus du milieu, à savoir Moustapha Guirassy de l'IAM et Moustapha Sène qui a un centre de formation. Le reste du capital devait être cédé au personnel et nous vous avons envoyé le schéma retenu ce week-end. Lorsque nous venions ici, nous croyions que c'était pour acter cette proposition. Mais vous nous montrez que vous agissez avec un pistolet sous la tempe. La vérité est que Erdogan (président de la Turquie) a refusé de valider ce que nous avions retenu. Donc, nous n'avons plus rien à dire", lance-t-il à la figure du ministre.
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