Les infirmières zimbabwéennes en colère ont finalement décidé de suspendre leur mouvement social « pour préparer la réouverture des négociations et assurer la protection des travailleurs ». Elles étaient 15 000 à s'être mises en grève il y a une semaine, pour demander l'augmentation de leurs salaires et de meilleures conditions de travail.
Face à ces protestations, le vice-président zimbabwéen Constantino Chiwenga a immédiatement sévi, en annonçant le licenciement des grévistes par voie de communiqué. Pour les remplacer, il a annoncé dans la foulée le recrutement d'infirmières au chômage ou à la retraite.
Signe d'autorité à l'approche des élections
Certains ont vu dans cette décision le signe de l'autoritarisme du gouvernement d'Emmerson Mnangagwa, alors que les mouvements sociaux se multiplient à l'approche des élections. Le signal est fort, quand on sait que le vice-président du pays n'est autre que le général qui a dirigé le coup de force contre Robert Mugabe en novembre.
Constantino Chiwenga était apparu en personne à la télévision, le soir où l'armée a pris le contrôle de Harare. D'abord déterminées à poursuivre leur mouvement malgré ces menaces, les infirmières grévistes ont finalement fait marche arrière.
Face à ces protestations, le vice-président zimbabwéen Constantino Chiwenga a immédiatement sévi, en annonçant le licenciement des grévistes par voie de communiqué. Pour les remplacer, il a annoncé dans la foulée le recrutement d'infirmières au chômage ou à la retraite.
Signe d'autorité à l'approche des élections
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