Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM, Premier média certifié JTI au Sénégal
PRESSAFRIK.COM PRESSAFRIK.COM

PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)




Facebook
Instagram
YouTube
Twitter
Dailymotion




Centrafrique: au procès de l’ex-président Bozizé, les accusations du fils d’un ancien ministre porté disparu  26/06/2026

Centrafrique: au procès de l’ex-président Bozizé, les accusations du fils d’un ancien ministre porté disparu
Vêtu de noir, Éric Massi s’est présenté à la barre dans une atmosphère chargée d’émotions. Interrogé par le juge Aimé Pascal Delimo sur ses attentes dans ce procès, il a répondu d’une voix émue : « Nous voulons faire le deuil de notre père et vivre en paix. » Au cours de son témoignage, il est revenu sur les circonstances de la disparition de Charles Massi. Selon lui, l’ancien ministre des Mines aurait été arrêté au Cameroun par des éléments de l’armée tchadienne, puis transféré à Ndjamena avant d’être remis à la Garde présidentielle de l’ancien président de la République centrafricaine (RCA), François Bozizé.

Toujours selon le témoin, Charles Massi aurait ensuite été détenu à la prison de Bossembélé, qu’il décrit comme une prison politique surnommée « Guantanamo ». Éric Massi affirme tenir ces informations des services de renseignement français.

À la barre, il a directement mis en cause François Bozizé, qu’il considère comme le principal responsable de la disparition de son père. Il a également évoqué des actes de torture et affirmé que Charles Massi serait décédé en janvier 2010.

Des accusations rejetées par les autorités de l’époque
Des accusations que les autorités de l’époque avaient toujours rejetées, dénonçant ce qu’elles qualifiaient de campagne d’intoxication.
Ancien ministre sous les présidences d’Ange-Félix Patassé (1993-2003) puis de François Bozizé (2003-2013), Charles Massi avait ensuite rejoint la rébellion en prenant la tête de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Plus de seize ans après sa disparition, l’affaire reste non élucidée.

Le procès par contumace de François Bozizé et de ses co-accusés va se poursuivre devant la Cour pénale spéciale avec l’audition attendue d’autres témoins durant les prochains jours.

Ancien chef d'état-major des forces armées, François Bozizé, 79 ans, s'est emparé du pouvoir en mars 2003 après avoir renversé le président Ange-Félix Patassé. Élu en 2005 puis réélu en 2011, il a gouverné dans un contexte marqué par l'instabilité sécuritaire, des rébellions successives et des contestations politiques.

Son renversement en 2013 par une coalition de rebelles, la Séléka, a été suivi par l'une des plus terribles guerres civiles de l'histoire du pays.

François Bozizé a ensuite organisé la création de milices, les anti-balakas, pour tenter de reprendre le pouvoir. Les principales victimes des massacres perpétrés par les deux camps ont été des civils, tués par milliers.

En 2018, l'ONU a accusé la Séléka et les anti-balakas de nombreux crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Fin 2020, François Bozizé a pris la tête d'une nouvelle alliance rebelle, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui a menacé le pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra avant que l'envoi par la Russie de paramilitaires de la société privée Wagner ne permette au pouvoir de la repousser loin de Bangui.

L'ex-chef de l'État a alors pris le chemin de l'exil, au Tchad voisin, avant la Guinée-Bissau.

Il a été condamné le 22 septembre 2022 par un tribunal centrafricain aux travaux forcés à perpétuité, notamment pour « complot » et « rébellion » en tant que chef de la CPC.
div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter