Mamadou Cissokho affirme que les producteurs supportent la majeure partie du financement de l'agriculture au Sénégal. Invité de l'émission « Point de vue », le président d'honneur du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) a recadré la portée des 130 milliards de francs CFA mobilisés par l'État pour la campagne agricole 2026-2027.
« 85 % des investissements, c’est nous qui les faisons », a révélé le responsable. Selon lui, les statistiques officielles mettent en avant les subventions publiques mais masquent l'effort financier réel des exploitations familiales. Il explique que les dotations étatiques en engrais couvrent généralement un seul hectare par foyer, forçant les agriculteurs à autofinancer le reste de leurs intrants.
« Les 130 milliards, c’est bien. Même si on mettait dix fois plus, ce ne serait pas de trop », a ajouté Mamadou Cissokho. Pour le leader paysan, le véritable défi réside désormais dans les investissements structurels comme la restauration des sols et la gestion durable de l'eau. Il préconise aussi de planifier les campagnes avant le 31 mars de chaque année.
Mamadou Cissokho demande également d'orienter les revenus du pétrole, du gaz et des mines vers les infrastructures rurales comme les pistes de production et le stockage. Concernant l'agro-business, il estime que les investisseurs privés doivent se limiter à la transformation plutôt que de cibler « l’acquisition des meilleures terres agricoles », afin de protéger le modèle historique de l'agriculture familiale.
« 85 % des investissements, c’est nous qui les faisons », a révélé le responsable. Selon lui, les statistiques officielles mettent en avant les subventions publiques mais masquent l'effort financier réel des exploitations familiales. Il explique que les dotations étatiques en engrais couvrent généralement un seul hectare par foyer, forçant les agriculteurs à autofinancer le reste de leurs intrants.
« Les 130 milliards, c’est bien. Même si on mettait dix fois plus, ce ne serait pas de trop », a ajouté Mamadou Cissokho. Pour le leader paysan, le véritable défi réside désormais dans les investissements structurels comme la restauration des sols et la gestion durable de l'eau. Il préconise aussi de planifier les campagnes avant le 31 mars de chaque année.
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