L’analyste politique et spécialiste en communication politique, Mamadou Thiam, a déclaré que le Président de la République pourrait couper la poire en deux à l’occasion de son discours cet après midi, le premier après les événements du 23 juin, contre la réforme constitutionnelle (ticket présidentiel) et le 27 juin contre les coupures d'électricité.
«Il peut faire des concessions en donnant l’impression de satisfaire un certain nombre de doléances de l’opposition mais aussi qu’il maintienne un certain nombre de fondamentaux parmi lesquels la question de son fils, qu’il ne va pas lâcher totalement, la question de sa propre candidature qu’il pourrait réaffirmer», a indiqué le chroniqueur.
«L’opposition serait un peu le pendant des faucons. Autant, il y a les faucons du Palais qui, sont très extrémistes, et veulent que le Président Wade maintienne la ligne dure, autant l’opposition est caractérisée par une attente plus ou moins excessive", a-t-il argumenté.
C'est pourquoi, il ne pense pas que Wade puisse favoriser un camp. «Je ne pense pas que le Président Wade, en stratège, puisse prendre le risque de donner l’impression ou de faire croire, un seul instant, qu’’il est disposé à aller dans le sens de l’opposition», a ajouté Mamadou Thiam.
Selon lui, il serait plus intéressant pour Me Wade, en termes de stratégies, de procéder à ce qu’on appelle la déception de l’horizon d’attente, c'est-à-dire de ne pas aller dans le sens attendu par les uns et les autres mais de procéder à une sorte de synthèse qui permettrait de donner satisfaction à la pluralité des acteurs qui, aujourd’hui, restent à son écoute.
Le spécialiste en stratégies de communication politique estime, par ailleurs, que le simple fait que le Sénégal reste à son écoute montre que le Président de la République est en train de reprendre la main sur l’agenda politique.
«Il peut faire des concessions en donnant l’impression de satisfaire un certain nombre de doléances de l’opposition mais aussi qu’il maintienne un certain nombre de fondamentaux parmi lesquels la question de son fils, qu’il ne va pas lâcher totalement, la question de sa propre candidature qu’il pourrait réaffirmer», a indiqué le chroniqueur.
«L’opposition serait un peu le pendant des faucons. Autant, il y a les faucons du Palais qui, sont très extrémistes, et veulent que le Président Wade maintienne la ligne dure, autant l’opposition est caractérisée par une attente plus ou moins excessive", a-t-il argumenté.
C'est pourquoi, il ne pense pas que Wade puisse favoriser un camp. «Je ne pense pas que le Président Wade, en stratège, puisse prendre le risque de donner l’impression ou de faire croire, un seul instant, qu’’il est disposé à aller dans le sens de l’opposition», a ajouté Mamadou Thiam.
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