Comment expliquer un tel niveau de violence, alors que la Bas-Congo n’est pas une zone en guerre ou déchirée par des conflits ? D’après les acteurs associatifs sur place, la raison principale est la banalisation de cette violence. Les femmes seraient peu considérées dans la communauté où les hommes auraient systématiquement raison. Résultat : un chiffre de 900 viols commis en 11 mois.
Ne serait-ce que le sommet de l’iceberg ? Les défenseurs des droits de l’homme estiment que ce chiffre pourrait être, en effet, beaucoup plus élevé. Car dans un tel contexte culturel, porter plainte est quasi impossible. Les filles et femmes tolèrent en silence d’être violentées de peur du rejet de la communauté. Ces violences seraient pour l’essentiel commises dans les familles ou entre voisins par des civils. Cela est facilité par la promiscuité dans laquelle vit la population et le poids du silence.
Enfin, les ONG du Bas-Congo dénoncent une certaine complaisance des magistrats dans le traitement des dossiers de violences sexuelles. Les violeurs sont ainsi remis en liberté provisoire et en profiteraient systématiquement pour prendre la fuite. Reste qu’en 8 ans et avec la sensibilisation des ONG, des progrès ont été faits. Le nombre de viols était encore beaucoup plus élevé il y a 5 ans.
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