Après trois ans de clandestinité, Agathon Rwasa, est réapparu en août au Burundi. AFP / Roberto Schmidt
L’effet de surprise a été total, jeudi, car tout le monde pensait que la justice burundaise avait encore une fois enterrée cette affaire, comme elle le fait depuis neuf ans. Que s’est-il passé cette fois ? La porte-parole des parquets a juste annoncé qu’une enquête était en cours contre Agathon Rwasa et son ancien porte-parole, Pasteur Habimana pour crime de guerre et crime contre l'humanité. Des infractions qui ne sont pas couvertes par l’immunité dont ils jouissent jusqu’ici au titre de rebelles burundais.
« Certaines personnes pensent que ces actes sont couverts par l’immunité provisoire dont jouissent les membres de l’ex-mouvement (armé) FNL, explique la porte-parole des parquets, Agnès Bangiricenge. Cette immunité provisoire ne concerne pas les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Oui, il y a un dossier ouvert depuis le 17 août 2004 ».
Une affaire politique ?
Où en est-on avec les enquêtes ? Pourquoi personne n’avait jamais été inquiété jusqu’ici ? Aucune réponse n’a été apportée à ces questions. De quoi éveiller les soupçons d’une exploitation politique de cette affaire, un pas vite franchi par le porte-parole d’Agathon Rwasa, Aimé Magera : « Je ne veux pas entrer dans les polémiques, tout simplement (le président burundais) Nkurunziza veut à tout prix éliminer un candidat potentiel de l’opposition. Il veut l’écarter à tout prix, ils sont en train de manipuler la justice, de manipuler l’opinion, de manipuler ces Banyamulenges. On ne va pas fuir, on va les affronter politiquement ».
Mais l’étau semble se resserrer de plus en plus autour d’un Agathon Rwasa privé de son parti politique et même de meetings.
Source : Rfi.fr
« Certaines personnes pensent que ces actes sont couverts par l’immunité provisoire dont jouissent les membres de l’ex-mouvement (armé) FNL, explique la porte-parole des parquets, Agnès Bangiricenge. Cette immunité provisoire ne concerne pas les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Oui, il y a un dossier ouvert depuis le 17 août 2004 ».
Une affaire politique ?
Où en est-on avec les enquêtes ? Pourquoi personne n’avait jamais été inquiété jusqu’ici ? Aucune réponse n’a été apportée à ces questions. De quoi éveiller les soupçons d’une exploitation politique de cette affaire, un pas vite franchi par le porte-parole d’Agathon Rwasa, Aimé Magera : « Je ne veux pas entrer dans les polémiques, tout simplement (le président burundais) Nkurunziza veut à tout prix éliminer un candidat potentiel de l’opposition. Il veut l’écarter à tout prix, ils sont en train de manipuler la justice, de manipuler l’opinion, de manipuler ces Banyamulenges. On ne va pas fuir, on va les affronter politiquement ».
Mais l’étau semble se resserrer de plus en plus autour d’un Agathon Rwasa privé de son parti politique et même de meetings.
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