Une cérémonie en petit comité, entre militaires français et tchadiens, s’est déroulée loin des caméras ce jeudi matin au sein de la base d’Adji Kosseï. Le général Daoud, chef d’état-major général des armées, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement pour l’Afrique de l’armée française, ont pris la parole, avant que le drapeau français ne soit baissé et la clé de la base rendue. Les procès-verbaux de transfert ont ensuite été signés par les deux généraux.
Cette rétrocession « vient boucler définitivement la présence des Forces françaises au Tchad » et cela « conformément à la volonté des hautes autorités » tchadiennes, a précisé le directeur de communication de l’armée dans ce communiqué publié ce matin. C’est la dernière des trois bases militaires françaises qui a été aujourd’hui rendue aux Tchadiens. Les deux autres, celles de Faya-Largeau et d’Abéché, ont été rendues respectivement les 26 décembre et 11 janvier après un coup d’envoi donné par le départ des avions de combats Mirage 2000 début décembre.
De source militaire française, les deux armées se quittent bonnes amies, après « de nombreuses années passées à combattre côte à côte ». Les Français attendent désormais de savoir ce que souhaiteront les autorités tchadiennes. D’autres formes de coopération sont possibles, précise cette même source militaire, comme de la formation, de l’entraînement, grâce à des missions ponctuelles. Ce qui n’exclut pas, en cas de demande formelle des autorités tchadiennes, un appui au combat, notamment lors d’opérations conjointes.
Toujours côté français, on affirme cependant que ce départ du Tchad marque la fin d’un modèle « ancien », celui d’une présence militaire permanente sur le continent.
Reste à savoir la nature du nouveau partenariat que les autorités tchadiennes souhaiteront instaurer. Le président Mahamat Idris Déby avait fait savoir qu’il souhaitait réorienter la coopération avec la France vers des domaines qui correspondent aux intérêts du peuple tchadien. Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno prendra la parole ce vendredi depuis la base d’Adji Kossei lors d’une cérémonie officielle.
Cette rétrocession « vient boucler définitivement la présence des Forces françaises au Tchad » et cela « conformément à la volonté des hautes autorités » tchadiennes, a précisé le directeur de communication de l’armée dans ce communiqué publié ce matin. C’est la dernière des trois bases militaires françaises qui a été aujourd’hui rendue aux Tchadiens. Les deux autres, celles de Faya-Largeau et d’Abéché, ont été rendues respectivement les 26 décembre et 11 janvier après un coup d’envoi donné par le départ des avions de combats Mirage 2000 début décembre.
De source militaire française, les deux armées se quittent bonnes amies, après « de nombreuses années passées à combattre côte à côte ». Les Français attendent désormais de savoir ce que souhaiteront les autorités tchadiennes. D’autres formes de coopération sont possibles, précise cette même source militaire, comme de la formation, de l’entraînement, grâce à des missions ponctuelles. Ce qui n’exclut pas, en cas de demande formelle des autorités tchadiennes, un appui au combat, notamment lors d’opérations conjointes.
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