L'opposition parlementaire dénonce une tentative de bouleversement du régime politique. Lors d'une conférence de presse organisée ce jeudi, au lendemain des incidents survenus à l'Assemblée nationale lors du débat sur la révision de la Constitution, la présidente du groupe Takku Wallu Sénégal, Maître Aïssata Tall Sall, a affirmé que « ce texte vise à modifier radicalement l'équilibre des pouvoirs au sommet de l'État ».
Pour l'ancienne ministre de la Justice, ce projet va bien au-delà d'un simple ajustement technique. L'avocate estime que la réforme menace l'architecture institutionnelle du pays en donnant des pouvoirs excessifs aux députés. Devant les journalistes, Aïssata Tall Sall a soutenu que « si cette révision est adoptée, son objectif est de mettre le président de la République sous le contrôle de la majorité parlementaire. Nous ne serons plus dans un système où les institutions s'équilibrent, mais dans un régime où la majorité à l'Assemblée nationale pourra contrôler le chef de l'État ».
La responsable politique est également revenue sur les vives tensions survenues le 29 juin dans l'hémicycle. Elle a frontalement accusé le président de l'Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, d'avoir violé le règlement intérieur en privant le député de l'opposition Abdou Mbow de son droit à la parole. Selon elle, ces blocages répétés ont délibérément empêché les parlementaires d'exposer leur analyse technique du texte. Aïssata Tall Sall a déploré la situation en déclarant : « Beaucoup nous demandent ce que nous pensons de cette révision constitutionnelle. Mais nous n'avons pas pu nous exprimer. Nous avions préparé nos interventions, mais les conditions du débat ne nous l'ont pas permis ».
Pour l'ancienne ministre de la Justice, ce projet va bien au-delà d'un simple ajustement technique. L'avocate estime que la réforme menace l'architecture institutionnelle du pays en donnant des pouvoirs excessifs aux députés. Devant les journalistes, Aïssata Tall Sall a soutenu que « si cette révision est adoptée, son objectif est de mettre le président de la République sous le contrôle de la majorité parlementaire. Nous ne serons plus dans un système où les institutions s'équilibrent, mais dans un régime où la majorité à l'Assemblée nationale pourra contrôler le chef de l'État ».
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