Plus d'une centaine de manifestants essaie de remobiliser les opposants à un troisième mandat du président Nkurunziza.
"On essaie de regrouper les gens, après on ira dans les quartiers voisins pour faire le nombre", a dit un manifestant à l’AFP.
Les manifestants auraient brûlé jeudi du matériel électoral destiné aux scrutins législatifs et communaux de début juin, a affirmé vendredi la Commission électorale burundaise (Céni).
La Croix Rouge a précisé que deux manifestants étaient morts jeudi. Selon notre correspondant, ils auraient été tués par la police.
A Musaga, au sud de la capitale, les affrontements lors des manifestations d’hier ont été particulièrement violents.
Aujourd’hui, un journaliste de l’AFP s’est vu refuser l’entrée de Musaga par la police, qui aurait reçu l’ordre d’interdire l’accès du quartier à la presse pour « la sécurité » des journalistes.
Le directeur de la télévision Renaissance, Innocent Muhozi est également convoqué devant le parquet.
Télé-Renaissance et d’autres medias indépendants proches de l’opposition avaient été attaqués lors du putsch manqué visant le président la semaine dernière. Ces médias avaient diffusé les messages des putschistes.
Le soir du putsch, Rema, radio proche du pouvoir, avait été le premier média indépendant à avoir été attaqué.
Innocent Muhozi a été convoqué "à des fins d’enquêtes" et dit ignorer les raisons précises de sa convocation.
Jeudi, alors que de violentes manifestations secouaient Bujumbura, le président Nkurunziza a été photographié en train de jouer au foot avec des amis.
Mercredi, il a confirmé que la présidentielle du 26 juin sera maintenue et qu’il sera candidat.
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