L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait indiqué mercredi dans son rapport hebdomadaire que l’essai du VSV-EBOV était désormais étendu de Guinée à la Sierra Leone et que ce vaccin serait proposé aux contacts directs ou indirects d’une vendeuse de 67 ans, testée positive après son décès fin août à Sella Kafta, dans la province de Kambia (nord-ouest).
Au total, 116 personnes devaient être vaccinées dans la localité, ont précisé vendredi soir à la radio les autorités sanitaires sierra-léonaises.
Le porte-parole du Centre national de lutte contre Ebola (NERC), Sidi Yahya Tunis, a souligné dans cette émission spécialisée que le vaccin était « administré aux personnes de 18 ans révolus, les femmes enceintes étant exclues ».
Des personnels médicaux sont venus de Guinée pour prêter main forte à leurs collègues en Sierra Leone dans cette opération, a-t-on appris de sources médicales.
Parmi les vaccins en cours d’élaboration contre Ebola, le VSV-EBOV – développé par l’Agence de la santé publique du Canada et dont la licence est détenue par les laboratoires américains NewLink Genetics et Merck – est le premier à s’être révélé efficace, selon les publications médicales.
Les autorités locales ont annoncé vendredi la mise en quarantaine de la localité de Sella Kafta pendant 21 jours, soit la durée maximale d’incubation du virus.
La Sierra Leone espérait être en voie d’éradication du virus après la sortie d’hôpital, le 24 août à Makeni (centre-nord), de la dernière malade d’Ebola connue, après plus de deux semaines sans nouvelle contamination signalée.
Selon des habitants et des sources indépendantes, la vendeuse décédée ne s’était récemment rendue ni en Guinée ni au Liberia, deux des trois pays voisins les plus touchés par l’épidémie, avec la Sierra Leone.
L’OMS a déclaré jeudi la fin de la transmission du virus au Liberia, après une première annonce similaire il y a quatre mois.
L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest – la plus grave depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976 – est partie en décembre 2013 du sud de la Guinée. Elle a fait depuis plus de 11.300 morts pour quelque 28.000 cas, un bilan sous-évalué, de l’aveu même de l’OMS.
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