Arrêté depuis 2015 pour apologie du terrorisme, l’élève en classe de terminale, Saër kébé recouvre la liberté ce mercredi 10 avril 2019 après avoir été condamné à 3 mois avec sursis pour menace. Son avocat, Me Moussa Sarr salue la décision prise par la chambre criminelle de Dakar. Toutefois, la robe noire dénonce la façon dont la police et la gendarmerie sénégalaise gèrent les questions liées au terrorisme.
« Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la police et la gendarmerie et de manière générale le parquet doivent faire preuve de discernement et beaucoup de circonspections. On ne peut pas pour un oui ou un non arrêter des gens pour terrorisme, à la limite, ce sont des arrestations de prévention, il y a aucune information relative au terrorisme », peste l’avocat de Saër Kébé libéré après 4 ans de détention.
« La police et la gendarme qui interviennent en amont doivent revoir leur pratique parce que souvent, ils sont désavoués».
Et, poursuit Me Moussa Sarr, «la justice, heureusement, vient de l’acquitter encore pour les chefs de terrorisme. Notre justice et surtout la police et la gendarme qui interviennent en amont doivent revoir leur pratique parce que souvent ils sont désavoués. Pour un oui ou un non, on arrête les gens pour terrorisme alors qu’il en est rien du tout».
« C’est des dossiers qui devaient relever du renseignement et non pas de la justice, il faut qu’on arrête dans ce pays les arrestations préventives, ce n’est pas comme ça, on lutte contre le terrorisme. Quand on soupçonne les gens pour terrorisme, on les surveille, on les file, mais on ne le peut pas arrêter des gens parce qu’on les soupçonne », conclut-il.
« Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la police et la gendarmerie et de manière générale le parquet doivent faire preuve de discernement et beaucoup de circonspections. On ne peut pas pour un oui ou un non arrêter des gens pour terrorisme, à la limite, ce sont des arrestations de prévention, il y a aucune information relative au terrorisme », peste l’avocat de Saër Kébé libéré après 4 ans de détention.
« La police et la gendarme qui interviennent en amont doivent revoir leur pratique parce que souvent, ils sont désavoués».
Et, poursuit Me Moussa Sarr, «la justice, heureusement, vient de l’acquitter encore pour les chefs de terrorisme. Notre justice et surtout la police et la gendarme qui interviennent en amont doivent revoir leur pratique parce que souvent ils sont désavoués. Pour un oui ou un non, on arrête les gens pour terrorisme alors qu’il en est rien du tout».
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