Le Premier ministre du Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô, a plaidé mardi pour un changement de paradigme dans l'évaluation des politiques publiques, en privilégiant des indicateurs d'impact plutôt que des indicateurs de réalisation. S'exprimant à l'ouverture de la deuxième édition du Forum africain de l'Économie sociale et solidaire (FORAESS), il a également appelé les pays africains à harmoniser leurs politiques en matière d'économie sociale et solidaire (ESS) et à développer des mécanismes de financement innovants pour soutenir une croissance inclusive.
Selon le chef du gouvernement, l'Agenda national de transformation Sénégal 2050 repose désormais sur une logique d'impact visant à mesurer concrètement les effets des politiques publiques sur les conditions de vie des populations. « Il faut laisser tomber les indicateurs d'effet : le nombre de routes construites, le nombre de personnes incluses. À la fin de la journée, quel a été l'impact ? », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a indiqué que trois domaines d'impact structurent désormais la mise en œuvre de l'Agenda Sénégal 2050 : la réduction des difficultés des Sénégalais, l'inclusion et l'efficience, ainsi que le renforcement de la souveraineté, notamment à travers l'endogénéisation des politiques publiques.
Illustrant cette nouvelle approche, Ahmadou Al Aminou Lô a cité la lutte contre la précarité en milieu rural. Il a proposé comme indicateur le nombre de mois de travail dont disposent les populations rurales au cours de l'année, estimant qu'il est inacceptable que les agriculteurs ne puissent vivre que de trois ou quatre mois d'activité. « L'objectif est qu'ils puissent avoir douze mois de travail, comme des salariés », a-t-il expliqué.
Dans le secteur de la santé, il a également insisté sur la nécessité de mesurer l'accès effectif aux services essentiels. Selon lui, l'impact d'une politique sanitaire ne doit pas être évalué uniquement par le nombre d'hôpitaux construits, mais aussi par des critères tels que la distance que doivent parcourir les femmes pour bénéficier d'une césarienne ou d'une échographie.
Au-delà du cas sénégalais, le Premier ministre a invité les États africains à parler d'une seule voix sur l'économie sociale et solidaire. Il a plaidé pour une harmonisation des politiques publiques, la mutualisation des expériences, l'élaboration de référentiels communs et la construction d'un véritable marché africain des initiatives solidaires.
« Notre continent ne doit plus seulement adapter des modèles venus d'ailleurs. Il doit proposer au monde un modèle africain de développement fondé sur l'équité, la solidarité, la justice sociale et la valorisation des ressources locales », a-t-il affirmé.
Le chef du gouvernement a rappelé que le Sénégal a placé l'économie sociale et solidaire au cœur de l'Agenda Sénégal 2050. Il a également souligné que le président de la République a décrété l'année 2026 « année de l'emploi et de l'économie sociale et solidaire », avec pour ambition d'accélérer la création d'emplois décents, de renforcer les coopératives productives et agricoles communautaires et de promouvoir un développement territorial inclusif.
Estimant que les ressources budgétaires ne suffiront pas à financer ces ambitions, Ahmadou Al Aminou Lô a appelé à la mise en place d'instruments de financement pérennes en complément de l'appui des partenaires techniques et financiers.
Il a notamment insisté sur le rôle stratégique des institutions de microfinance dans le développement de l'ESS. Selon lui, les bourses de sécurité familiale devraient être domiciliées auprès de ces structures afin de financer des projets générateurs de revenus permettant aux bénéficiaires d'acquérir progressivement leur autonomie économique.
Le Premier ministre a également exhorté les banques centrales africaines à renforcer le cadre juridique du financement participatif, qu'il a présenté comme une modernisation des pratiques traditionnelles de solidarité, notamment les tontines. Il estime que la digitalisation offre aujourd'hui l'opportunité de faciliter un accès rapide au financement pour les populations.
Enfin, il a cité la finance islamique, en particulier le Waqf, parmi les mécanismes innovants susceptibles de mobiliser des ressources privées au profit des populations les plus vulnérables. « Le budget d'un État africain ne doit pas être l'ambition de développement », a-t-il conclu, appelant à diversifier les sources de financement afin de soutenir durablement la transformation économique et sociale du continent.
Selon le chef du gouvernement, l'Agenda national de transformation Sénégal 2050 repose désormais sur une logique d'impact visant à mesurer concrètement les effets des politiques publiques sur les conditions de vie des populations. « Il faut laisser tomber les indicateurs d'effet : le nombre de routes construites, le nombre de personnes incluses. À la fin de la journée, quel a été l'impact ? », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a indiqué que trois domaines d'impact structurent désormais la mise en œuvre de l'Agenda Sénégal 2050 : la réduction des difficultés des Sénégalais, l'inclusion et l'efficience, ainsi que le renforcement de la souveraineté, notamment à travers l'endogénéisation des politiques publiques.
Illustrant cette nouvelle approche, Ahmadou Al Aminou Lô a cité la lutte contre la précarité en milieu rural. Il a proposé comme indicateur le nombre de mois de travail dont disposent les populations rurales au cours de l'année, estimant qu'il est inacceptable que les agriculteurs ne puissent vivre que de trois ou quatre mois d'activité. « L'objectif est qu'ils puissent avoir douze mois de travail, comme des salariés », a-t-il expliqué.
Dans le secteur de la santé, il a également insisté sur la nécessité de mesurer l'accès effectif aux services essentiels. Selon lui, l'impact d'une politique sanitaire ne doit pas être évalué uniquement par le nombre d'hôpitaux construits, mais aussi par des critères tels que la distance que doivent parcourir les femmes pour bénéficier d'une césarienne ou d'une échographie.
Au-delà du cas sénégalais, le Premier ministre a invité les États africains à parler d'une seule voix sur l'économie sociale et solidaire. Il a plaidé pour une harmonisation des politiques publiques, la mutualisation des expériences, l'élaboration de référentiels communs et la construction d'un véritable marché africain des initiatives solidaires.
« Notre continent ne doit plus seulement adapter des modèles venus d'ailleurs. Il doit proposer au monde un modèle africain de développement fondé sur l'équité, la solidarité, la justice sociale et la valorisation des ressources locales », a-t-il affirmé.
Le chef du gouvernement a rappelé que le Sénégal a placé l'économie sociale et solidaire au cœur de l'Agenda Sénégal 2050. Il a également souligné que le président de la République a décrété l'année 2026 « année de l'emploi et de l'économie sociale et solidaire », avec pour ambition d'accélérer la création d'emplois décents, de renforcer les coopératives productives et agricoles communautaires et de promouvoir un développement territorial inclusif.
Estimant que les ressources budgétaires ne suffiront pas à financer ces ambitions, Ahmadou Al Aminou Lô a appelé à la mise en place d'instruments de financement pérennes en complément de l'appui des partenaires techniques et financiers.
Il a notamment insisté sur le rôle stratégique des institutions de microfinance dans le développement de l'ESS. Selon lui, les bourses de sécurité familiale devraient être domiciliées auprès de ces structures afin de financer des projets générateurs de revenus permettant aux bénéficiaires d'acquérir progressivement leur autonomie économique.
Le Premier ministre a également exhorté les banques centrales africaines à renforcer le cadre juridique du financement participatif, qu'il a présenté comme une modernisation des pratiques traditionnelles de solidarité, notamment les tontines. Il estime que la digitalisation offre aujourd'hui l'opportunité de faciliter un accès rapide au financement pour les populations.
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