Amnesty International Sénégal, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) et la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) ont organisé, ce mardi, une conférence de presse avec la famille et l’avocat de l’ancien président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, afin d’alerter sur sa situation sanitaire et de demander son évacuation vers un centre médical spécialisé.
Selon Me Ahmada, leur déplacement au Sénégal répond à une démarche exclusivement humanitaire. « Le but de notre visite ici est d'alerter les associations de défense des droits de l'homme du sort du président Sambi, qui est l'ancien président de l'Union des Comores de 2006 à 2011. Son état de santé, malheureusement, n'est pas bon », a-t-il déclaré, en présence Maître Tisslame Ahmed Abdallah Mohamed Sambi avocate et également la fille du Président Sambi.
Réagissant aux déclarations de responsables comoriens qui minimisent l'état de santé de son client, l'avocat a estimé qu'« une ischémie cardiaque » ne pouvait être assimilée à « un petit bobo ». « Notre présence a un seul et unique but, c'est un but humanitaire. Nous en appelons solennellement au gouvernement sénégalais, qui est un gouvernement ami du gouvernement comorien. Nous en appelons aussi au peuple sénégalais (...) de prendre cette affaire avec beaucoup plus de dimension humaine », a-t-il plaidé.
Me Ahmada a insisté sur le fait que leur démarche ne vise pas à mettre en cause les autorités comoriennes. « Nous ne sommes pas ici pour accuser qui que ce soit. (...) Aujourd'hui, notre seul et unique objectif, c'est de sauver l'ancien président de l'Union des Comores, afin qu'il puisse bénéficier des soins appropriés à sa maladie », a-t-il affirmé.
Il a également demandé au peuple sénégalais et aux organisations de défense des droits humains que « cette affaire » soit abordée « avec beaucoup plus de dimension humaine » et que les différentes organisations puissent « relayer l'information » et « appuyer notre démarche, afin qu'une solution humanitaire puisse être trouvée ».
Selon lui, « au XXIe siècle, une personne, quelle que soit sa situation, bien qu'elle soit incarcérée, ne doit pas être privée des soins ».
Interrogé sur les annonces des autorités judiciaires comoriennes concernant une éventuelle contre-expertise médicale, Me Ahmada a indiqué n'avoir reçu « aucun retour ».
« Les médecins qui étaient à son chevet (...) ont été nommés par ce même procureur général. Si ce dernier n'a pas confiance en eux, il peut toujours demander à ce qu'il y ait d'autres médecins (...). Mais qu'est-ce qui rassurera qu'après leur expertise, il va s'en accommoder ? Plus personne ne peut croire à une telle déclaration », a-t-il soutenu.
L'avocat a rappelé que plusieurs anciennes personnalités comoriennes avaient déjà sollicité une évacuation sanitaire de l'ancien président. « Des anciens responsables de l'État comorien, en commençant par un ancien président, des anciens Premiers ministres, des anciens députés, des vice-présidents, tout ce monde-là avait écrit au colonel Azali afin qu'il facilite l'évacuation sanitaire du président Sambi. Malheureusement, à ce jour, leur demande est restée lettre morte », a-t-il indiqué.
L’avocat a également affirmé que le médecin traitant du président Sambi avait averti que celui-ci « pourrait mourir d'une mort subite ». « Parce que dans la mesure où son état nécessite des soins appropriés qui ne sont pas disponibles chez nous, on ne peut faire autrement que de l'autoriser à aller se faire soigner là où les soins pourraient être prodigués », a-t-il déclaré, tout en espérant que le Sénégal puisse faire quelque à cela.
Par ailleurs, le directeur exécutif d'Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a exprimé le soutien de l'organisation à cette démarche. « Nous nous réjouissons, en tant que société civile sénégalaise, de la visite au Sénégal de maître Tslams Sambi (...) et de son avocat (...), qui sont venus au Sénégal faire un plaidoyer en faveur de l'évacuation sanitaire du président Sambi, qui, comme tout le monde le sait, est malade et doit recevoir des soins médicaux spécialisés », a-t-il affirmé.
Selon lui, « le gouvernement des Comores n'autorise pas cette évacuation sanitaire » alors que « la détention du président Sambi est une détention arbitraire ».
« Ce n'est pas qu'un point de vue juridique également. C'est le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire qui a considéré que sa détention était arbitraire », a rappelé M. Gassama.
Il a estimé que si les autorités comoriennes respectaient leurs engagements internationaux, « on ne serait pas là à demander, à le supplier, à le prier de libérer le président Sambi ».
Pour le responsable d'Amnesty International Sénégal, « la protection des droits humains est une responsabilité collective de tous les États membres des Nations unies ».
« Aujourd'hui, ce sont tous les États membres des Nations unies qui devraient interpeller le gouvernement comorien (...) mais surtout permettre l'évacuation sanitaire d'une personne âgée et qui présente une pathologie qui est loin d'être un bobo », a-t-il déclaré.
Ainsi, Seydi Gassama a lancé un appel aux autorités comoriennes à « mettre en œuvre cette décision du groupe de travail, mais surtout d'autoriser le président Sambi à aller se soigner et à revenir dans son pays tranquillement ».
Selon Me Ahmada, leur déplacement au Sénégal répond à une démarche exclusivement humanitaire. « Le but de notre visite ici est d'alerter les associations de défense des droits de l'homme du sort du président Sambi, qui est l'ancien président de l'Union des Comores de 2006 à 2011. Son état de santé, malheureusement, n'est pas bon », a-t-il déclaré, en présence Maître Tisslame Ahmed Abdallah Mohamed Sambi avocate et également la fille du Président Sambi.
Réagissant aux déclarations de responsables comoriens qui minimisent l'état de santé de son client, l'avocat a estimé qu'« une ischémie cardiaque » ne pouvait être assimilée à « un petit bobo ». « Notre présence a un seul et unique but, c'est un but humanitaire. Nous en appelons solennellement au gouvernement sénégalais, qui est un gouvernement ami du gouvernement comorien. Nous en appelons aussi au peuple sénégalais (...) de prendre cette affaire avec beaucoup plus de dimension humaine », a-t-il plaidé.
Me Ahmada a insisté sur le fait que leur démarche ne vise pas à mettre en cause les autorités comoriennes. « Nous ne sommes pas ici pour accuser qui que ce soit. (...) Aujourd'hui, notre seul et unique objectif, c'est de sauver l'ancien président de l'Union des Comores, afin qu'il puisse bénéficier des soins appropriés à sa maladie », a-t-il affirmé.
Il a également demandé au peuple sénégalais et aux organisations de défense des droits humains que « cette affaire » soit abordée « avec beaucoup plus de dimension humaine » et que les différentes organisations puissent « relayer l'information » et « appuyer notre démarche, afin qu'une solution humanitaire puisse être trouvée ».
Selon lui, « au XXIe siècle, une personne, quelle que soit sa situation, bien qu'elle soit incarcérée, ne doit pas être privée des soins ».
Interrogé sur les annonces des autorités judiciaires comoriennes concernant une éventuelle contre-expertise médicale, Me Ahmada a indiqué n'avoir reçu « aucun retour ».
« Les médecins qui étaient à son chevet (...) ont été nommés par ce même procureur général. Si ce dernier n'a pas confiance en eux, il peut toujours demander à ce qu'il y ait d'autres médecins (...). Mais qu'est-ce qui rassurera qu'après leur expertise, il va s'en accommoder ? Plus personne ne peut croire à une telle déclaration », a-t-il soutenu.
L'avocat a rappelé que plusieurs anciennes personnalités comoriennes avaient déjà sollicité une évacuation sanitaire de l'ancien président. « Des anciens responsables de l'État comorien, en commençant par un ancien président, des anciens Premiers ministres, des anciens députés, des vice-présidents, tout ce monde-là avait écrit au colonel Azali afin qu'il facilite l'évacuation sanitaire du président Sambi. Malheureusement, à ce jour, leur demande est restée lettre morte », a-t-il indiqué.
L’avocat a également affirmé que le médecin traitant du président Sambi avait averti que celui-ci « pourrait mourir d'une mort subite ». « Parce que dans la mesure où son état nécessite des soins appropriés qui ne sont pas disponibles chez nous, on ne peut faire autrement que de l'autoriser à aller se faire soigner là où les soins pourraient être prodigués », a-t-il déclaré, tout en espérant que le Sénégal puisse faire quelque à cela.
Par ailleurs, le directeur exécutif d'Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a exprimé le soutien de l'organisation à cette démarche. « Nous nous réjouissons, en tant que société civile sénégalaise, de la visite au Sénégal de maître Tslams Sambi (...) et de son avocat (...), qui sont venus au Sénégal faire un plaidoyer en faveur de l'évacuation sanitaire du président Sambi, qui, comme tout le monde le sait, est malade et doit recevoir des soins médicaux spécialisés », a-t-il affirmé.
Selon lui, « le gouvernement des Comores n'autorise pas cette évacuation sanitaire » alors que « la détention du président Sambi est une détention arbitraire ».
« Ce n'est pas qu'un point de vue juridique également. C'est le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire qui a considéré que sa détention était arbitraire », a rappelé M. Gassama.
Il a estimé que si les autorités comoriennes respectaient leurs engagements internationaux, « on ne serait pas là à demander, à le supplier, à le prier de libérer le président Sambi ».
Pour le responsable d'Amnesty International Sénégal, « la protection des droits humains est une responsabilité collective de tous les États membres des Nations unies ».
« Aujourd'hui, ce sont tous les États membres des Nations unies qui devraient interpeller le gouvernement comorien (...) mais surtout permettre l'évacuation sanitaire d'une personne âgée et qui présente une pathologie qui est loin d'être un bobo », a-t-il déclaré.
Ainsi, Seydi Gassama a lancé un appel aux autorités comoriennes à « mettre en œuvre cette décision du groupe de travail, mais surtout d'autoriser le président Sambi à aller se soigner et à revenir dans son pays tranquillement ».
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