Dans un contexte géopolitique marqué par le retour de Donald Trump et sa volonté affichée de dominer l’ordre mondial, Ahmad Soumaré, expert en intelligence économique, tire la sonnette d’alarme. Pour lui, le Sénégal et les pays en développement doivent impérativement muscler leur diplomatie et exiger un respect mutuel dans leurs échanges internationaux.
Pour Ahmad Soumaré, le manque de considération envers les ressortissants africains est une réalité quotidienne. L'expert a pointé du doigt les barrières administratives et financières excessives imposées par les puissances occidentales. « Lorsque les africains vont aux États-Unis, il faut 9 millions de caution. Ce sont des choses qui ne sont pas normales. Il faut se faire respecter au niveau international », a-t-il déclaré.
L'expert a souligné une anomalie dans les relations avec l'Europe. Il a signalé le fait qu'un citoyen français peut parfois entrer sur le territoire sénégalais avec une simple carte d'identité (même périmée de moins de trois mois) et que l'inverse est impensable. "Un Sénégalais, même muni d'un passeport en règle, reste soumis à des procédures de visa drastiques".
Pour remédier à cette situation, M. Soumaré a exhorté les dirigeants sénégalais à assumer une posture de réciprocité. Citant en exemple, "l'audace diplomatique du Gabon dans les années 90-2000". « Face à l'imposition de visas par la France, le Gabon avait instauré la stricte réciprocité. Les voyageurs étrangers se sont pliés aux règles et ont payé leurs visas, prouvant que la souveraineté est respectée dès lors qu'elle est affirmée », a-t-il rappelé.
L'argument selon lequel les pays en développement seraient en position de faiblesse est balayé d'un revers de main par l'expert. Selon lui, la présence des puissances étrangères au Sénégal n'est pas de la "philanthropie, mais une quête d'intérêts bien précis". « L'Américain est comme la mouche, là où il se pose, c'est qu'il y a quelque chose de sucré. S'il n'y avait rien, ils ne viendraient pas ici », a souligné M. Soumaré. Cette attractivité du sol sénégalais doit, selon lui, devenir un levier de négociation.
Ahmad Soumaré a appelé le gouvernement à une « politique de droiture » et de fermeté. L'enjeu est de protéger l'intérêt national et la dignité des citoyens. « Imposer la réciprocité systématique pour les visas et les conditions d'entrée, défendre l'intérêt national dans chaque accord bilatéral et refuser l'écrasement diplomatique face aux grandes puissances. Si nous laissons faire, ils vont nous écraser », a prévenu Ahmat Soumaré." Pour être respecté sur la scène mondiale, le Sénégal doit d'abord apprendre à dire « non » et à exiger le même traitement qu'il accorde à ses partenaires", a soutenu M. Soumaré sur Iradio.
Pour Ahmad Soumaré, le manque de considération envers les ressortissants africains est une réalité quotidienne. L'expert a pointé du doigt les barrières administratives et financières excessives imposées par les puissances occidentales. « Lorsque les africains vont aux États-Unis, il faut 9 millions de caution. Ce sont des choses qui ne sont pas normales. Il faut se faire respecter au niveau international », a-t-il déclaré.
L'expert a souligné une anomalie dans les relations avec l'Europe. Il a signalé le fait qu'un citoyen français peut parfois entrer sur le territoire sénégalais avec une simple carte d'identité (même périmée de moins de trois mois) et que l'inverse est impensable. "Un Sénégalais, même muni d'un passeport en règle, reste soumis à des procédures de visa drastiques".
Pour remédier à cette situation, M. Soumaré a exhorté les dirigeants sénégalais à assumer une posture de réciprocité. Citant en exemple, "l'audace diplomatique du Gabon dans les années 90-2000". « Face à l'imposition de visas par la France, le Gabon avait instauré la stricte réciprocité. Les voyageurs étrangers se sont pliés aux règles et ont payé leurs visas, prouvant que la souveraineté est respectée dès lors qu'elle est affirmée », a-t-il rappelé.
L'argument selon lequel les pays en développement seraient en position de faiblesse est balayé d'un revers de main par l'expert. Selon lui, la présence des puissances étrangères au Sénégal n'est pas de la "philanthropie, mais une quête d'intérêts bien précis". « L'Américain est comme la mouche, là où il se pose, c'est qu'il y a quelque chose de sucré. S'il n'y avait rien, ils ne viendraient pas ici », a souligné M. Soumaré. Cette attractivité du sol sénégalais doit, selon lui, devenir un levier de négociation.
Ahmad Soumaré a appelé le gouvernement à une « politique de droiture » et de fermeté. L'enjeu est de protéger l'intérêt national et la dignité des citoyens. « Imposer la réciprocité systématique pour les visas et les conditions d'entrée, défendre l'intérêt national dans chaque accord bilatéral et refuser l'écrasement diplomatique face aux grandes puissances. Si nous laissons faire, ils vont nous écraser », a prévenu Ahmat Soumaré." Pour être respecté sur la scène mondiale, le Sénégal doit d'abord apprendre à dire « non » et à exiger le même traitement qu'il accorde à ses partenaires", a soutenu M. Soumaré sur Iradio.
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