La révolution de l'intelligence artificielle « risque d'accentuer les fractures globales si la jeunesse n’est pas préparée à en saisir les opportunités. C'est l'alerte lancée par le rapport Indice de préparation de la jeunesse du Commonwealth à l'intelligence artificielle 2026, publié par le groupe de réflexion Ayre (Ayre Think Tank).
Évaluant 56 pays et près de 732 millions de jeunes âgés de 15 à 29 ans, l'étude révèle qu'à peine 15 nations atteignent le seuil de référence fixé à 53 sur 100. En tête du classement figure Singapour avec un score de 77,6, tandis que des pays comme le Malawi ferment la marche avec seulement 26,3 points.
En Afrique, le fossé numérique se manifeste par des inégalités majeures d'accès aux infrastructures de base et à l'emploi.
Le rapport souligne que si des pays comme l'Afrique du Sud (13ᵉ mondial avec 56,8 points) et le Nigeria (15ᵉ avec 54,5 points) franchissent la barre des 53, la totalité des 19 autres nations africaines évaluées restent sous ce seuil. Le rapport met en garde contre les illusions de la connectivité mobile : « Le réseau 4G enregistré au Rwanda couvre 98,8 pour cent de la population, pourtant seulement 33,4 pour cent des jeunes déclarent utiliser Internet ».
De plus, les taux de chômage des jeunes atteignent des niveaux critiques dans plusieurs pays, s'élevant à « 46,3 pour cent » en Afrique du Sud et jusqu'à « 52,6 pour cent » en Eswatini.
Pourtant, un engouement massif pour les nouvelles technologies est constaté chez la jeunesse du continent, bien que les compétences techniques formelles restent en retrait.
Au Nigeria, par exemple, « environ 90 pour cent des répondants nigérians s'attendaient à utiliser l'IA pour l'éducation ou le travail au cours de l'année suivante », alors même que le score du pays sur le pilier des compétences numériques et d'IA s'établit à seulement « 0,8 sur 10 ». Ce contraste souligne la nécessité urgente de transformer la curiosité des jeunes en aptitudes pratiques et d'adapter les outils aux réalités et langues locales.
Pour les 41 pays situés sous le seuil de référence, les enjeux économiques sont considérables. Selon les projections basées sur les modèles du FMI citées dans l'étude, l'amélioration de la préparation des jeunes à l'IA représente « une opportunité économique indicative combinée de 29,2 milliards de dollars selon le scénario modéré » sur dix ans pour ces nations.
L'étude appelle les gouvernements à investir massivement dans l'électricité, des données abordables et la formation afin de « s'assurer que la prochaine génération sera capable de faire plus que simplement consommer des produits d'IA fabriqués ailleurs ».
Évaluant 56 pays et près de 732 millions de jeunes âgés de 15 à 29 ans, l'étude révèle qu'à peine 15 nations atteignent le seuil de référence fixé à 53 sur 100. En tête du classement figure Singapour avec un score de 77,6, tandis que des pays comme le Malawi ferment la marche avec seulement 26,3 points.
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De plus, les taux de chômage des jeunes atteignent des niveaux critiques dans plusieurs pays, s'élevant à « 46,3 pour cent » en Afrique du Sud et jusqu'à « 52,6 pour cent » en Eswatini.
Pourtant, un engouement massif pour les nouvelles technologies est constaté chez la jeunesse du continent, bien que les compétences techniques formelles restent en retrait.
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