À Kaolack, la tension politique monte d’un cran autour de la gestion municipale et, en particulier, du projet « Cœur de ville ». Le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, Fadilou Keïta, a ouvertement mis en cause le maire Serigne Mboup, dénonçant de graves irrégularités dans l’exécution de ce chantier stratégique.
Lors d’une déclaration publique le 4 avril, en marge de la fête de l’indépendance, Fadilou Keïta a appelé l’État à renégocier le contrat liant la municipalité au projet. Selon lui, plusieurs anomalies entachent sa gestion, notamment l’absence de concurrence dans l’attribution du marché et le manque d’études préalables. Il s’appuie notamment sur un rapport de l’Inspection générale d’État datant de 2015, qui signalait déjà des dysfonctionnements.
Initialement estimé à 12 milliards de FCFA, le coût du projet aurait été revu à la hausse avec un avenant de 5 milliards supplémentaires, soit une augmentation de plus de 30 %. Une situation que Keïta qualifie de « grosse arnaque », évoquant également des soupçons de conflits d’intérêts entre les acteurs impliqués. Le projet, censé moderniser le centre-ville et dynamiser l’économie locale, reste à ce jour inachevé.
Dans un contexte national marqué par une volonté de renégociation de certains contrats publics, Fadilou Keïta plaide pour que le dossier de Kaolack soit examiné en priorité. Il annonce par ailleurs une série de prises de paroles mensuelles pour informer les citoyens sur la gestion de la ville et encourager la participation citoyenne.
Face à ces accusations, la réaction de Serigne Mboup est très attendue. Élu en 2022 et potentiel candidat à sa propre succession en 2027, le maire joue une partie importante de sa crédibilité politique. Pour de nombreux habitants, ce dossier cristallise les enjeux de transparence, de gouvernance locale et de gestion des ressources publiques, rapporte Le Témoin.
Lors d’une déclaration publique le 4 avril, en marge de la fête de l’indépendance, Fadilou Keïta a appelé l’État à renégocier le contrat liant la municipalité au projet. Selon lui, plusieurs anomalies entachent sa gestion, notamment l’absence de concurrence dans l’attribution du marché et le manque d’études préalables. Il s’appuie notamment sur un rapport de l’Inspection générale d’État datant de 2015, qui signalait déjà des dysfonctionnements.
Initialement estimé à 12 milliards de FCFA, le coût du projet aurait été revu à la hausse avec un avenant de 5 milliards supplémentaires, soit une augmentation de plus de 30 %. Une situation que Keïta qualifie de « grosse arnaque », évoquant également des soupçons de conflits d’intérêts entre les acteurs impliqués. Le projet, censé moderniser le centre-ville et dynamiser l’économie locale, reste à ce jour inachevé.
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