Réunie le vendredi 30 octobre 2026 sous la présidence d’Alphonse Mané Sambou, la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale a examiné le projet de loi n° 40/2026 portant loi de finances rectificative (LFR) pour l’exercice 2026. Les débats ont opposé les représentants de l’exécutif, emmenés par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan Cheikh Diba, aux commissaires, qui ont sévèrement questionné la sincérité du déficit prévisionnel, la faiblesse des décaissements et la réalité des arbitrages budgétaires.
Le Gouvernement a justifié les ajustements inscrits dans la LFR par la nécessité de faire face à la baisse des recettes, de soutenir durablement le pouvoir d’achat et d’absorber une subvention énergétique évaluée à 790,3 milliards de francs CFA. Les ministres ont notamment défendu le recours au mécanisme d’urgence CERP de la Banque mondiale — fondé sur la réaffectation de 208 millions de dollars issus de quatre projets existants — pour préserver l’approvisionnement en hydrocarbures et maintenir l’enveloppe de 70 milliards de francs CFA dédiée aux bourses de sécurité familiale.
Face à ces arguments, les commissaires ont émis de vives critiques, qualifiant de peu sincère le maintien d'un déficit budgétaire prévisionnel fixé à 7,6 % du PIB à seulement deux mois de la clôture de l’exercice. Ils ont également dénoncé le ralentissement des investissements publics, dont les décaissements n'ont pas atteint les seuils escomptés à fin septembre, et ont réclamé des éclaircissements sur la gestion des arriérés de l'État ainsi que sur le rendement effectif des mesures fiscales du Plan de redressement économique et social (PRES).
Le Gouvernement a justifié les ajustements inscrits dans la LFR par la nécessité de faire face à la baisse des recettes, de soutenir durablement le pouvoir d’achat et d’absorber une subvention énergétique évaluée à 790,3 milliards de francs CFA. Les ministres ont notamment défendu le recours au mécanisme d’urgence CERP de la Banque mondiale — fondé sur la réaffectation de 208 millions de dollars issus de quatre projets existants — pour préserver l’approvisionnement en hydrocarbures et maintenir l’enveloppe de 70 milliards de francs CFA dédiée aux bourses de sécurité familiale.
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