L'Assemblée nationale du Sénégal a examiné le projet de loi n°05/2026 modifiant l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 qui sanctionne l'homosexualité. Cette occasion a donné lieu à de vifs échanges à l’Assemblée nationale. Lors de la séance, Me Abdoulaye Tall, président de séance et député de la majorité, a vivement réagi aux propos d’un parlementaire de l’opposition, dénonçant un manque d’arguments et un ton qu’il juge injurieux.
« Monsieur le Président, je viens de comprendre qu’il ne suffit pas de faire quatre mandats, de faire sept mandats, pour ne pas être une honte parlementaire », a déclaré Me Tall, reprochant à son contradicteur de privilégier « l’insulte, la vulgarité et le manque de respect » plutôt que des arguments fondés sur le savoir et la courtoisie.
Le député de la majorité a également défendu la position du gouvernement sur les valeurs sociétales et religieuses du pays. Selon lui, les autorités religieuses et coutumières jouent un rôle central dans la préservation de l’identité culturelle du Sénégal. « Nos chefs religieux et nos chefs coutumiers se sont aujourd’hui érigés en boucliers et en véritables sentinelles pour défendre l’intégrité de nos valeurs sociétales », a-t-il affirmé, rendant hommage au collectif And Samm Jikko Yi et aux organisations engagées dans ce combat.
Au cours de son intervention, Me Tall a évoqué des pressions extérieures qui auraient été exercées par le passé sur les autorités sénégalaises. Il a notamment évoqué la visite d’un ancien président étranger qui aurait demandé la légalisation du mariage entre personnes du même sexe, une requête que le chef de l’État sénégalais de l’époque aurait refusée « par amour pour son pays, pour ses valeurs et son identité culturelle ».
Le parlementaire a également répondu aux critiques concernant l’absence de criminalisation explicite dans le projet de loi. Selon lui, cette option pourrait produire des effets contraires à ceux recherchés. « La criminalisation peut même être une entrave à l’objectif poursuivi », a-t-il expliqué, estimant qu’une procédure plus rapide et dissuasive serait préférable.
Pour illustrer ses propos, Me Tall a évoqué certains exemples du système judiciaire sénégalais. Il a notamment cité les affaires liées au trafic de drogue ou au viol, pour lesquelles les procédures longues et la surcharge des juges d’instruction peuvent entraîner des détentions prolongées avant jugement. « Parfois, vous restez quatre ou cinq ans en prison avant d’être jugé pour qu’on vous dise finalement que vous n’avez rien fait », a-t-il déclaré.
Le député plaide ainsi pour le recours plus fréquent à la procédure de flagrant délit, permettant selon lui de juger rapidement les personnes interpellées. « On vous arrête aujourd’hui, et on vous juge demain, dans une semaine ou dans six mois maximum », a-t-il précisé, estimant que des peines appliquées rapidement seraient plus dissuasives.
Enfin, Me Tall a dénoncé l’existence de réseaux de soutien clandestins qu’il accuse de financer ou de protéger certaines pratiques. « Il y a des gens qui les financent et les protègent. Nous allons les traquer », a-t-il affirmé, évoquant des pressions exercées pour obtenir la libération de personnes interpellées.
Ces échanges illustrent la sensibilité et la polarisation du débat autour de la réforme de l’article 319 du Code pénal, un sujet qui continue de susciter de fortes réactions au sein de la classe politique et de la société sénégalaise.
« Monsieur le Président, je viens de comprendre qu’il ne suffit pas de faire quatre mandats, de faire sept mandats, pour ne pas être une honte parlementaire », a déclaré Me Tall, reprochant à son contradicteur de privilégier « l’insulte, la vulgarité et le manque de respect » plutôt que des arguments fondés sur le savoir et la courtoisie.
Le député de la majorité a également défendu la position du gouvernement sur les valeurs sociétales et religieuses du pays. Selon lui, les autorités religieuses et coutumières jouent un rôle central dans la préservation de l’identité culturelle du Sénégal. « Nos chefs religieux et nos chefs coutumiers se sont aujourd’hui érigés en boucliers et en véritables sentinelles pour défendre l’intégrité de nos valeurs sociétales », a-t-il affirmé, rendant hommage au collectif And Samm Jikko Yi et aux organisations engagées dans ce combat.
Au cours de son intervention, Me Tall a évoqué des pressions extérieures qui auraient été exercées par le passé sur les autorités sénégalaises. Il a notamment évoqué la visite d’un ancien président étranger qui aurait demandé la légalisation du mariage entre personnes du même sexe, une requête que le chef de l’État sénégalais de l’époque aurait refusée « par amour pour son pays, pour ses valeurs et son identité culturelle ».
Le parlementaire a également répondu aux critiques concernant l’absence de criminalisation explicite dans le projet de loi. Selon lui, cette option pourrait produire des effets contraires à ceux recherchés. « La criminalisation peut même être une entrave à l’objectif poursuivi », a-t-il expliqué, estimant qu’une procédure plus rapide et dissuasive serait préférable.
Pour illustrer ses propos, Me Tall a évoqué certains exemples du système judiciaire sénégalais. Il a notamment cité les affaires liées au trafic de drogue ou au viol, pour lesquelles les procédures longues et la surcharge des juges d’instruction peuvent entraîner des détentions prolongées avant jugement. « Parfois, vous restez quatre ou cinq ans en prison avant d’être jugé pour qu’on vous dise finalement que vous n’avez rien fait », a-t-il déclaré.
Le député plaide ainsi pour le recours plus fréquent à la procédure de flagrant délit, permettant selon lui de juger rapidement les personnes interpellées. « On vous arrête aujourd’hui, et on vous juge demain, dans une semaine ou dans six mois maximum », a-t-il précisé, estimant que des peines appliquées rapidement seraient plus dissuasives.
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