Glencore ne nie pas l'existence de ces versements. Dans un courrier adressé à Global Witness le 16 février et que RFI a pu consulter, le géant minier reconnaît que depuis 2013 une série de royalties autrefois versées à la Gécamines ont été redirigées vers la société Africa Horizons, détenue par l'Israélien Dan Gertler.
Glencore dit avoir agi en vertu d'un accord signé entre les trois parties dans lequel l'entreprise publique aurait donc cédé ses droits. Mais pour l'ONG Global Witness, cet argument ne suffit pas à écarter le risque de corruption. D'abord car cet accord daterait de 2015 et non de 2013 et ne porterait que sur une partie des 75 millions de dollars, selon l'ONG.
Ensuite parce que les termes de l'accord restent flous, estime Global Witness, tant que l'on ne sait pas quelle contrepartie Dan Gertler aurait apportée pour devenir le destinataire des royalties au détriment de l'entreprise publique.
L'ONG s'étonne enfin que les actionnaires n'aient pas été informés de ce changement. «Pourquoi le nom de Dan Gertler ne figure pas sur les documents financiers disponibles », s'interroge Peter Jones, chargé de campagne pour la RDC. Une question d'autant plus importante à ses yeux que l'homme d'affaires israélien proche du chef de l'Etat congolais est épinglé dans plusieurs affaires de corruption.
Glencore dit avoir agi en vertu d'un accord signé entre les trois parties dans lequel l'entreprise publique aurait donc cédé ses droits. Mais pour l'ONG Global Witness, cet argument ne suffit pas à écarter le risque de corruption. D'abord car cet accord daterait de 2015 et non de 2013 et ne porterait que sur une partie des 75 millions de dollars, selon l'ONG.
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